La ville de Bruges (Flandre occidentale) continue de sévir contre les logements touristiques illégaux. L'an dernier, plus de 200 cas ont été recensés. Depuis le début de cette année, 60 dossiers ont déjà été ouverts. Les fonctionnaires de la ville recherchent activement ces locations de vacances, notamment en surveillant les annonces en ligne. Mais un nombre croissant de plaintes émanent aussi de riverains qui constatent une activité inhabituelle ou signalent des nuisances sonores.
Bruges poursuit sa lutte contre les locations de vacances illégales : "60 dossiers ont déjà été ouverts cette année"
Le conseiller municipal Raf Reuse (Groen) a demandé à l'échevin compétent, Mathijs Goderis (Vooruit), de faire le point sur la situation. "En 2025, la ville de Bruges a ouvert un nombre record de 208 dossiers concernant des maisons de vacances et des chambres d'hôtes illégales. Cette année, 60 autres dossiers ont déjà été ouverts jusqu'à fin août", a répondu l'échevin.
Les inspecteurs brugeois de l'urbanisme traquent les logements de vacances et chambres d'hôtes non-autorisés aussi bien sur le terrain qu'en ligne. "Mais surtout, nous recevons un nombre croissant de plaintes de la part des citoyens", précise Mathijs Goderis. "Celles-ci proviennent souvent de résidents d'immeubles à appartements qui constatent que des logements sont loués à des touristes. Cela entraîne parfois du bruit, d'autres nuisances et même de la prostitution."
Des procédures longues
L'échevin brugeois précise que de nombreux contrevenants agissent de bonne foi et régularisent leur situation après avoir reçu un courrier de la ville. Néanmoins, il arrive que l’administration soit contrainte d'engager toute la procédure de sanction.
"Certains exploitants portent leur affaire jusqu'à la Cour de cassation. De telles procédures coûtent beaucoup de temps et d'argent à la ville : jusqu'à 130 heures de travail et 14.000 euros de frais de justice", explique Mathijs Goderis. La ville tente néanmoins de récupérer ces frais auprès de la partie concernée.
Bruges a l'intention de maintenir le moratoire sur les locations de vacances pour les années à venir. L’échevin Goderis souligne l'importance de préserver le centre historique comme lieu de vie pour les habitants de Bruges. "Nous voulons que notre centre historique reste un lieu animé, où les Brugeois trouvent encore de la place pour habiter."
