Les adolescents flamands boivent moins qu’il y a dix ans et leur consommation de drogues est également en baisse. C’est ce qui ressort d’une enquête menée auprès de lycéens par le Centre d’expertise flamand pour l’alcool et les autres drogues (VAD). Malgré cette évolution, la proportion de jeunes qui consomment de l’alcool reste importante et certains problèmes bien connus persistent, comme le binge drinking, l’alcoolisation ponctuelle importante.
Les adolescents flamands boivent moins qu’il y a 10 ans, mais le binge drinking reste un problème
Chaque année scolaire, le Centre d’expertise flamand pour l’alcool et les autres drogues (VAD) mène une enquête auprès des élèves de l’enseignement secondaire. Cette année, plus de 37 000 jeunes âgés de 12 à 18 ans y ont participé. Il en ressort que les élèves du secondaire sont de moins en moins nombreux à boire une bière ou à fumer un joint lorsqu’ils sortent.
Cette baisse se poursuit depuis plusieurs années, constate Katleen Peleman, directrice du Centre d’expertise flamand pour l’alcool et les autres drogues (VAD).
"Depuis l’année dernière déjà, nous constatons que moins de la moitié des élèves de l’enseignement secondaire en Flandre ont déjà consommé de l’alcool."
La consommation d’alcool au cours des douze derniers mois et la consommation régulière (chaque semaine) sont également en baisse.
La proportion de jeunes qui consomment de l’alcool reste toutefois importante. Parmi les lycéens interrogés, 40,6 % ont consommé de l’alcool au cours des douze derniers mois. Certains phénomènes préoccupants persistent donc également.
Le binge drinking reste problématique
Le binge drinking, c’est-à-dire le fait de consommer une grande quantité d’alcool en peu de temps, reste bien présent chez les étudiants. On parle de binge drinking lorsqu’un garçon boit six verres d’alcool en deux heures. Pour une fille, la limite est atteinte dès quatre verres.
"Un jeune sur cinq indique l’avoir fait une fois au cours de l’année écoulée. Chez les 17-18 ans, cette proportion atteint même la moitié." Par ailleurs, le nombre d’élèves qui pratiquent le binge drinking chaque mois, voire chaque jour, a à peine diminué au cours des trois dernières années. La proportion reste stable, autour de 11 %.
"Nous constatons qu’un groupe de jeunes particulièrement exposés reste difficile à atteindre par les actions de prévention et continue donc à boire beaucoup", explique Katleen Peleman.
