À Hechtel-Eksel (Limbourg), deux militaires ont été grièvement blessés à la suite d’un incident lors d’un exercice de l’armée de l’air néerlandaise. Plusieurs parachutistes auraient atterri dans les arbres. L’armée de l’air néerlandaise mène depuis deux jours des exercices militaires au-dessus du Limbourg septentrional.
Deux parachutistes grièvement blessés après un exercice de l’armée néerlandaise au-dessus de Hechtel-Eksel
Lors d’un exercice de l’armée de l’air au-dessus de Hechtel-Eksel, un incident se serait produit lors de l’atterrissage de parachutistes. "Je peux confirmer que certains d’entre eux ont atterri dans les arbres", a indiqué Vincent Vooijs, porte-parole de la brigade aéromobile de l’armée de terre néerlandaise.
À l’heure actuelle, les pompiers ont déjà pu secourir cinq parachutistes coincés dans les arbres le long de l’aérodrome de Sanicole. "Au moins un militaire est grièvement blessé", précise Sanne Drees, de la zone de secours Noord-Limburg. Selon le bourgmestre Jan Dalemans (HE Lijst Burgemeester), un deuxième militaire grièvement blessé aurait également été transporté à l’hôpital.
Des parachutistes toujours recherchés
Des drones sont actuellement utilisés pour rechercher d’autres parachutistes qui auraient atterri dans les arbres. "Au départ, on parlait de 14 militaires. Nous vérifions donc s’il n’y a pas d’autres parachutistes qui ont été déportés par le vent", explique Sanne Drees.
Au total, 250 militaires ont sauté en parachute lors de l’exercice. "Ils viennent de différents pays, ce qui rend la situation chaotique", explique le bourgmestre Jan Dalemans. "Chaque pays compte actuellement ses effectifs séparément pour vérifier s’il lui manque des militaires."
Une soudaine rafale de vent
Le porte-parole Vincent Vooijs soupçonne le vent d’avoir dévié les parachutistes de leur trajectoire. "Nous avons une équipe qui suit attentivement les prévisions météorologiques. Au moment où les parachutistes ont sauté, la vitesse du vent était encore dans les limites de sécurité."
"Une rafale de vent imprévisible peut toutefois toujours survenir. Cela fait partie des risques inhérents au parachutisme", explique Vooijs.
Un exercice réunissant 11 pays
Lors de cet exercice, du matériel lourd et des parachutistes sont largués depuis des avions de transport. Outre les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne, la Grèce, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, l’Espagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Suède participent également à l’exercice.
Les avions décollent tous de l’aéroport d’Eindhoven. La Belgique ne participe pas à l’exercice, mais son espace aérien est utilisé. "Aux Pays-Bas, les environs d’Eindhoven n’offrent pas toujours suffisamment d’espace pour faire descendre autant de personnes et de matériel", explique Vooijs.
L’exercice militaire, baptisé Falcon Leap, se déroule depuis dix jours. Hier et aujourd’hui, les opérations ont eu lieu en Belgique.

