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Puurs-Sint-Amands fait partie des neuf communes qui se voient attribuer un rôle renforcé dans le Plan stratégique d’aménagement du territoire.

Neuf communes flamandes auront un rôle régional renforcé et davantage de possibilités pour se développer

Neuf communes flamandes auront un rôle plus important : elles pourront, comme les villes-centres, construire davantage et plus haut et disposeront de possibilités accrues pour développer des équipements tels que des hôpitaux ou de grandes piscines. Il s’agit de communes qui disposent déjà de certains équipements importants et qui sont facilement accessibles par le train ou par la route.

Eric Steffens
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Le gouvernement flamand est parvenu la semaine dernière à un accord sur le Plan stratégique d’aménagement du territoire de la Flandre (BRV, pour Beleidsplan Ruimte Vlaanderen en néerlandais). Ce plan, porté par le ministre de l’Environnement Jo Brouns (CD&V), fixe les orientations qui encadreront à l’avenir l’utilisation du territoire en Flandre.

Une grande partie du contenu du plan était déjà connue, mais on sait désormais aussi que neuf noyaux urbains flamands se verront attribuer un rôle régional renforcé. Il s’agit de Zele, Zelzate, Aalter, Puurs-Sint-Amands, Willebroek, Ternat, Zemst, Landen et Houthalen-Helchteren. Ces neuf communes auront un rôle plus important pour ce qui concerne les fonctions qui dépassent l’échelle locale, comme les hôpitaux ou les infrastructures sportives telles que les grandes piscines. Il s’agit de communes qui disposent déjà de certains équipements importants et qui sont facilement accessibles.

"Ce ne sont pas des villes-centres, mais ce sont des communes qui sont aujourd’hui déjà tellement bien desservies qu’elles peuvent tout à fait accueillir certaines fonctions que l’on retrouve également dans des noyaux plus urbains", explique le ministre Jo Brouns.

Plus de flexibilité

Concrètement, cette modification signifie que les administrations des communes concernées disposeront de davantage de possibilités pour développer des équipements. Elles pourront également construire plus haut, notamment aux abords des gares. Brouns indique par ailleurs que la Flandre fera preuve de davantage de "flexibilité" dans ces communes afin de "penser autrement".

"Lorsqu’une commune souhaite transformer, autour d’une gare facilement accessible, un site vieillissant en un quartier attrayant où se côtoient logements, emplois et équipements, nos règles doivent accompagner cette évolution plutôt que la freiner inutilement", promet le ministre.

L’aspect financier

Le nouveau statut ne s’accompagne d’aucune subvention, mais Jo Brouns estime que le nouveau cadre offre également des possibilités aux administrations communales sur le plan financier. "Une commune qui dispose de davantage de possibilités de construction peut aussi attirer davantage d’habitants."

Jo Brouns voit également des possibilités pour ces communes de mettre en place des collaborations avec des partenaires privés "qui souhaitent littéralement participer au développement de nos communes". "Nous pouvons également tendre la main à ces partenaires privés pour construire ensemble des espaces ouverts et verts de qualité."

Aucune obligation

Jo Brouns insiste sur le fait que le nouveau statut n’impose aucune obligation. "Nous n’imposons aucun objectif de croissance à ces communes et nous ne leur disons pas non plus qu’elles doivent soudainement devenir plus grandes. Nous reconnaissons en revanche que, de par leur situation, leur accessibilité et leurs équipements, elles peuvent jouer un rôle plus important pour leur région. Toutes les infrastructures ne doivent pas nécessairement se trouver dans une grande ville-centre."

La perspective de développement des neuf noyaux sera comparable à celle des petites zones urbaines définies il y a trente ans dans le Plan stratégique d’aménagement du territoire, où une politique urbaine devait être menée. Mais contrairement à l’époque, c’est désormais l’administration communale concernée qui sera aux commandes, en concertation avec la province et le département de l’Environnement.

Le ministre souligne que cette désignation ne signifie pas que l’ensemble du territoire de ces communes sera soudainement considéré comme une zone urbaine. Dans une prochaine étape, un périmètre sera défini pour chacun de ces nouveaux noyaux urbains, et la commune concernée prendra l’initiative dans ce processus. Mais même à l’intérieur de ce périmètre, le développement ne sera pas automatique : c’est l’administration communale qui décidera elle-même où une transformation ou une densification est souhaitable, précise-t-on.

Ce choix ne devrait pas non plus porter atteinte aux possibilités de développement des autres villes et communes. Chaque commune devra ainsi conserver, dans le cadre du BRV, suffisamment d’espace pour répondre à ses propres besoins locaux.

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