Bien que la grève des contrôleurs aériens de Skeyes ne débute qu’à 22 heures ce mercredi soir, l’aéroport de Charleroi subit déjà d’importantes perturbations en journée. Au moins 13 vols ont été annulés avant même le début de la grève. Demain matin, au moins 8 avions resteront également au sol.
Plus de 20 vols déjà annulés en raison de la grève des contrôleurs aériens à l’aéroport de Charleroi
Skeyes, l’entreprise publique autonome belge chargée du contrôle du trafic aérien, annonçait hier que la grève pourrait affecter jusqu’à 832 mouvements aériens au cours du mois à venir.
À partir de ce mercredi, les contrôleurs aériens cesseront le travail chaque nuit entre 22 heures et 8 heures, une action qui pourrait se poursuivre jusqu’au 11 octobre. À l’origine de cette grève : l’échec des négociations sur les primes de nuit. Les passagers des compagnies aériennes opérant à l’aéroport de Charleroi sont donc invités à vérifier le statut de leur vol auprès de leur compagnie avant leur départ.
Des perturbations dès avant 22 heures
Lorsqu'on consulte le site internet de l'aéroport de Charleroi, un nombre déjà important de vols ont été annulés avant 22 heures. Ainsi le vol à destination de Bucarest, prévu à 16h10, n’aura pas lieu. Au total, 13 vols ont déjà été annulés avant même le début officiel de la grève.
Le trafic aérien sera également perturbé demain matin. Au moins 8 vols matinaux sont supprimés. Les voyageurs à destination notamment de Valence, Barcelone ou Budapest voient leur vol annulé.
L’ampleur des répercussions sur les rotations des compagnies aériennes reste encore incertaine. "Lorsque les avions ne peuvent pas regagner Charleroi pendant la nuit, cela a également des conséquences sur les premiers vols qui doivent partir de Charleroi le matin", explique Skeyes.
24 nuits de grève pour une hausse de la prime de nuit
Un conflit social agite actuellement le contrôle aérien autour des « tours numériques ». Ces tours remplissent la même fonction qu’une tour de contrôle classique, mais tout y est géré numériquement. Une tour numérique ne doit pas nécessairement se trouver sur l’aéroport qu’elle contrôle.
Les tensions sociales chez Skeyes sont liées aux négociations entre la direction et les syndicats sur les mesures d’accompagnement prévues dans le cadre de la transition vers le centre de contrôle numérique de Namur.
Selon la direction, les contrôleurs aériens demandent une augmentation de la prime de nuit qui la porterait à 160 % de son niveau actuel. La direction s’y oppose, puisque l’aéroport est fermé durant la nuit. Selon le syndicat, il y a pourtant bien du trafic nocturne en raison de l’accord conclu avec Ryanair, qui autorise ses avions basés à Charleroi à atterrir pendant la nuit.
