Peter Willems n’est plus le CEO de l’Union belge de football. Son mandat prend fin après plusieurs mois de tensions avec la présidente Pascale Van Damme. La décision a été prise lors d’un conseil d’administration extraordinaire. Le nom de Vincent Mannaert, l’actuel directeur technique, circule déjà parmi certains administrateurs pour lui succéder.
Peter Willems n’est plus CEO de l’Union belge de football : il a été limogé après un désaccord avec la présidente Pascale Van Damme
Peter Willems était en poste depuis septembre 2024 comme CEO de l’Union belge de football, mais ces derniers mois, la relation s’était fortement détériorée avec la présidente Pascale Van Damme. La semaine dernière encore, les tensions entre les deux dirigeants étaient apparues au grand jour lors d’une conférence de presse consacrée à la position de l’Union belge sur Gianni Infantino. Les deux hommes se sont à peine adressé un regard et n’ont pas échangé un mot. La situation ne pouvait pas durer.
Mardi, l’Union belge a convoqué un conseil d’administration en visioconférence. Pascale Van Damme souhaitait y faire approuver le licenciement de Peter Willems. C’est désormais chose faite.
Selon le journaliste de Sporza (VRT) Peter Vandenbempt, l’Union belge pourrait ne pas chercher très loin pour lui trouver un successeur : "En interne, il y a Vincent Mannaert, qui possède une longue expérience comme CEO dans des clubs tels que Zulte Waregem et le Club Bruges. Il est donc possible que l’Union ne cherche pas de candidat à l’extérieur. Reste à savoir si Vincent Mannaert acceptera."
Escalade du conflit lors de la Coupe du monde
Le licenciement de Willems intervient après une période de relative accalmie à la tête de l’Union belge de football. Mais, en coulisses, le conflit entre le CEO et la présidente Pascale Van Damme couvait déjà depuis quelque temps. Il s’est intensifié depuis l’affaire Balogun, le joueur américain dont la suspension avait été annulée avant le huitième de finale de la Coupe du monde entre les Diables Rouges et les Etats-Unis.
Il était de notoriété publique que Van Damme et ses directeurs – Willems, mais aussi le directeur technique Vincent Mannaert – étaient en désaccord sur la manière dont l’Union belge devait réagir, à l’époque et par la suite, à la façon dont la FIFA avait géré toute cette affaire.
Le fait que Pascale Van Damme, invoquant des obligations protocolaires, ait malgré tout choisi de s’asseoir aux côtés du président de la FIFA Gianni Infantino, contre l’avis de ses deux alliés, avait suscité de vives tensions. La relation entre le CEO et la présidente s’était alors considérablement dégradée pendant le tournoi.
Les avis divergent quant à la manière dont la relation tendue entre les deux dirigeants de l’Union belge a finalement débouché sur une rupture de confiance devenue irréparable.
Selon certains, le CEO Peter Willems aurait tenu des propos peu élogieux à l’égard de sa présidente lors de ses contacts avec l’UEFA et la FIFA, et Pascale Van Damme en aurait eu vent.
D’autres affirment au contraire qu’un profond mécontentement règne au sein des deux instances du football à l’égard du fonctionnement de Pascale Van Damme, et que ces signaux seraient parvenus à Tubize depuis déjà un certain temps.
Une chose est certaine : depuis lors, la présidente était déterminée à obtenir le départ de Peter Willems et voulait le pousser vers la sortie, malgré un contrat courant jusqu’à la mi-2028.
Peter Willems est arrivé à l'Union belge en février 2024 pour devenir le directeur de l'arbitrage. Nommé directeur Sport deux mois plus tard, il avait vu cette fonction être élargie avec le rôle de CEO en septembre 2024, en remplacement de Piet Vandendriessche. En juillet 2025, il avait été prolongé jusqu'en mai 2028. Avant de rejoindre l'Union belge, Willems avait été le CEO d'Oud-Heverlee Louvain entre janvier 2019 et septembre 2023.
