Fluvius, gestionnaire du réseau de gaz naturel en Flandre, a été chargé par le gouvernement flamand de préparer la sortie progressive du gaz naturel. C’est ce qu’annonce De Tijd. Une étape nécessaire puisque la Flandre s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Fluvius doit désormais planifier à quel moment et à quel endroit le gaz sera coupé.
Fluvius chargé de préparer la sortie progressive du réseau de gaz naturel en Flandre
Cet été, le gouvernement flamand a donné son accord de principe à un projet de décret chargeant le gestionnaire de réseau d’élaborer des plans concrets de mise hors service du réseau de gaz flamand. Ces plans de sortie devront être établis tous les quatre ans, avec à chaque fois une projection sur les dix années suivantes.
Fluvius devra dresser une liste concrète des endroits où le réseau de gaz sera mis à l’arrêt, rapporte le journal. Dans un premier temps, il s’agira des endroits où des alternatives durables, comme les réseaux de chauffage collectif, sont disponibles, ou où la majorité des clients sont déjà passés au chauffage électrique avec des pompes à chaleur. Les consommateurs qui utilisent encore le gaz seront alors informés de la date à laquelle leur raccordement sera également coupé.
À terme, Fluvius aura également le droit de couper de force le raccordement des derniers ménages et entreprises sur ces portions du réseau de gaz, une mesure qui est particulièrement sensible sur le plan social, écrit De Tijd.
Une première étape de la transposition d’une directive européenne
Aujourd’hui, 65 % des logements en Flandre sont encore chauffés au gaz naturel. Fluvius compte 2,4 millions de raccordements de ménages et de petites entreprises au réseau de gaz. Avec l’engagement de parvenir à la neutralité climatique d’ici 2050, cette situation est appelée en principe à prendre fin, même si la Flandre n’a encore fixé explicitement aucune date butoir.
Au cabinet de la ministre flamande de l’Énergie Melissa Depraetere (Vooruit), on souligne que le projet de décret ne constitue que la première étape de la transposition d’une directive européenne. Il faut désormais attendre de nombreux avis, après quoi le gouvernement flamand, puis le Parlement flamand, examineront à nouveau le texte.
