Le nombre d’élèves de l’enseignement spécialisé qui passent plus d’une heure et demie dans le bus pour se rendre à l’école ou en revenir a augmenté l’an dernier, pour atteindre 5,6 %. C’est ce qui ressort des chiffres de De Lijn. Un an plus tôt, cette proportion était encore de 4,54 %. La société flamande de transports en commun espère que la réforme annoncée du transport scolaire permettra d’améliorer la situation.
De plus en plus d’élèves de l’enseignement spécialisé passent plus d’une heure et demie dans le bus pour se rendre à l’école
Au total, un peu plus de 41 000 élèves de l’enseignement spécialisé prennent le bus. Près de trois sur quatre (72 %) passent moins d’une heure dans le bus pour un trajet simple. Pour 5,6 % d’entre eux, soit quelque 2 400 élèves, le trajet dure en revanche plus d’une heure et demie. Ces deux dernières années, cette proportion était encore inférieure à 5 %.
"Nous disposons d’un budget qui n’a pas augmenté, alors que le nombre d’élèves qui utilisent ce service est en hausse", explique Jens Van Herp, de De Lijn. La société flamande gère le transport scolaire, mais fait appel à des sous-traitants pour assurer les trajets.
"En trois ans, le nombre d’élèves concernés a augmenté de 10 %. La capacité est donc soumise à une très forte pression."
Un problème qui perdure
Les trajets interminables en bus pour les élèves de l’enseignement spécialisé constituent un problème de longue date. Le dossier est sur la table du gouvernement flamand depuis 20 ans. Il a récemment refait surface lorsqu’il est apparu que le gouvernement voulait réaliser des économies dans le transport scolaire à partir de la rentrée.
Après de nombreuses discussions et face à l’indignation suscitée dans la société, le gouvernement a finalement renoncé à ces économies. Rien ne changera donc cette année scolaire et le budget sera maintenu.
Les critiques concernant la durée excessive des trajets ne sont pas pour autant levées. Cet été encore, la commissaire flamande aux droits de l’enfant, Caroline Vrijens, estimait que les trajets devaient "être organisés de manière plus humaine à court terme".
"Des trajets qui peuvent aller jusqu’à deux heures pour un aller simple ne sont pas acceptables", avait-elle déclaré à VRT NWS. "La norme est d’une heure et demie. Pour remédier à la situation, De Lijn doit disposer de moyens suffisants et continuer à suivre attentivement les itinéraires afin de pouvoir les adapter si nécessaire."
Une réforme annoncée
De Lijn souligne elle aussi qu’il est urgent de s’attaquer au problème. "Beaucoup d’efforts devront être consentis. Les points d’embarquement collectifs constituent déjà une partie de la solution, mais ils ne conviennent pas à tout le monde. Nous espérons que la réforme à venir permettra d’améliorer la situation", conclut Jens Van Herp.
Cette réforme devrait notamment prévoir une offre de transport mieux ciblée. Les élèves qui ont réellement besoin d’un transport collectif pourront continuer à en bénéficier.
Le gouvernement souhaite également mettre en place "un système flexible combinant différents modes de transport, en tenant compte des besoins spécifiques de l’enfant et de la situation familiale".
Enfin, un accueil avant et après les heures de cours devrait être organisé dans l’enseignement spécialisé. Cet accueil n’existe pas actuellement, ce qui complique considérablement la vie quotidienne des parents et des élèves.
