L'école secondaire provinciale Richtpunt Campus, située sur le Henleykaai à Gand (Flandre orientale), a été évacuée ce vendredi en fin de matinée à la suite de menaces faisant état d'une possible fusillade et d’une éventuelle bombe. Ces messages ont été envoyés via Smartschool depuis le compte d’un élève, vraisemblablement piraté. La police a pris l'avertissement "très au sérieux". Elle a fouillé les lieux, mais n'a rien découvert de suspect. Entretemps, un élève de 15 ans a été arrêté pour l'envoi des messages de menace.
850 élèves d'une école gantoise évacués à la suite d'une menace de fusillade et une alerte à la bombe – le compte d'un élève piraté ?
Les menaces ont été découvertes ce vendredi matin lorsque des enseignants de l’école Richtpunt Campus se sont connectés au système "Smartschool" de l'établissement. La province de Flandre orientale a immédiatement été informée. La direction et le corps enseignant ont procédé à une évacuation, et 850 élèves ont été conduits au musée STAM, situé à proximité.
Les forces de l'ordre sont arrivées en nombre sur place et ont fouillé les classes et les bâtiments. "L'évacuation s'est déroulée sans encombre. Nous avons pris la situation au sérieux dès le début", a déclaré Kurt Moens, député provincial chargé de l'enseignement en Flandre orientale (N-VA).
Selon ce dernier, plusieurs enseignants ont reçu un courriel ce vendredi matin dans lequel on annonçait une possible fusillade au sein de l'école. Un autre message menaçant a été envoyé. La province soupçonne que le compte d'un élève a été piraté et que ces messages ont été envoyés à partir de ce compte. Les motivations potentielles à l'origine de cette menace ne sont pas encore établies.
Le Richtpunt Campus a déjà fait l'actualité la semaine dernière en raison de l'introduction d'un règlement interdisant le port du voile. Depuis le début de l'année scolaire, tous les établissements scolaires sous régime de la province de Flandre orientale imposent de nouvelles règles de neutralité. Les signes visibles de conviction ne sont plus autorisés. La mesure a suscité une vive critique et a des conséquences concrètes pour les élèves et le personnel du campus.
Le député Moens ne voit, à ce stade, aucun lien entre les menaces envoyées par mail ce vendredi et l'agitation sociale provoquée par la nouvelle réglementation. Il ne peut pas totalement exclure cette hypothèse, mais aucun élément dans les messages ne permet de lier ceux-ci à la nouvelle mesure.
Tous les cours sont suspendus
Les cours ont été suspendus au Richtpunt Campus. Les élèves ont été autorisés à rentrer chez eux par petits groupes peu après 13h. Les autorités provinciales ont également informé les parents de l'évacuation. La province attend l'inspection de la police. Le service de déminage (DOVO) n'est pas sollicité; la fouille est effectuée à l'aide de chiens policiers.
Il s'agit d'un vaste complexe scolaire qui compte plus de 850 élèves, y compris ceux de l'école de coiffure. Une partie du campus voisin de la HOGENT se trouvait également dans le périmètre de sécurité. Plusieurs dizaines de personnes y ont été évacuées. La situation est restée calme, l'année académique n'ayant pas encore débuté.
D’après la journaliste Caroline Van den Berghe (VRT NWS), les services de sécurité auraient notamment eu à l’esprit le fait que ce vendredi marque le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York.
