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Succès historique des bons d'État qui ont permis de récolter plus de 1,25 milliard d'euros

La campagne de bons d'État du 4 septembre 2026 a permis de récolter un peu plus de 1,255 milliard d’euros, annonce ce vendredi l'Agence fédérale de la Dette. Celle-ci précise qu’il s'agit du troisième montant le plus élevé jamais atteint, et du record absolu pour une émission dépourvue d'avantage fiscal. L'intérêt a été particulièrement marqué pour le bon d'État à un an, qui offre un taux d'intérêt net de 1,93 %.

Anne François Steven Rombaut Belga
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Une obligation d'État constitue un investissement par lequel un particulier prête de l'argent à l'État belge. Cette émission proposait des bons d'État à un an et à 10 ans, offrant des rendements nets respectifs de 1,925% et 2,59%, soit 2,75% et 3,7% bruts.

Le bon d'État à un an a attiré à lui seul environ 1,20 milliard d'euros, dont 805.668.700 euros via le service des Grands-Livres et 399.679.300 euros via les établissements placeurs.

Le bon d'État à 10 ans a, lui, permis de récolter 74.640.900 euros par le service des Grands-Livres et 39.483.500 euros par les établissements placeurs, pour un total de quelque 114 millions d'euros.

Le résultat final est inférieur à celui intermédiaire annoncé hier, ce qui s'explique par le fait que les "inscriptions aux Grands-Livres ne sont valables qu'à condition que les sommes correspondantes soient réglées au plus tard le dernier jour de la campagne", souligne l'Agence de la Dette.

Seules les émissions de 2023 (l'"obligation Van Peteghem") et de 2011 (l'"obligation Leterme") avaient permis de récolter davantage, avec respectivement près de 22 milliards et près de 6 milliards d'euros. Toutefois, ces deux obligations d'État très populaires bénéficiaient d'avantages fiscaux : dans les deux cas, le précompte mobilier sur les revenus de l'investissement avait été réduit.

Cette nouvelle obligation d'État devait donc s'imposer par ses propres atouts, ce qu'elle a indéniablement réussi à faire, bien que son taux d'intérêt net de 1,93 % ne soit pas particulièrement généreux.

Réaction mitigée des banques

Lorsqu'ils souscrivent à une obligation d'État, les investisseurs transfèrent des fonds des banques vers l'État fédéral. Pourtant, les banques ont peu œuvré pour rendre leurs comptes d'épargne plus attractifs. Il existe un seul compte d'épargne (proposé par Keytrade) - sans conditions particulières - qui surpasse l'obligation d'État avec un rendement de 2 %.

Les banques ont principalement relevé les taux des comptes d'épargne assortis de conditions spécifiques, comme ceux limitant le nombre de virements mensuels. Pour les comptes d'épargne classiques, où les Belges entassent la majeure partie de leur épargne, le taux d'intérêt reste bas, s'établissant en moyenne à 0,6 %.

Toutefois, les banques de plus petite taille, notamment, ont relevé les taux d'intérêt des comptes à terme. Certaines proposent désormais - peut-être de manière temporaire - un rendement légèrement supérieur à celui des bons d'État.

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