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Les vagues de chaleur ont submergé les hôpitaux de patients supplémentaires.

Sciensano publie les chiffres de surmortalité de l'été : près de 3.000 décès liés à la chaleur au cours de trois canicules

Durant les trois vagues de chaleur que la Belgique a traversées cet été, 2.935 décès de plus que la normale ont été enregistrés, d’après les chiffres publiés mercredi par l'Institut de santé publique Sciensano. Le nombre le plus élevé de décès liés à la chaleur a été observé lors de la première canicule, avec un record de 641 décès recensés le 27 juin.

Anne François Belga
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On déplore 2.000 décès supplémentaires lors de la vague de chaleur de juin et des premiers jours de juillet, avait indiqué Sciensano le 17 juillet. Cela représente une surmortalité de 48%.

Le bilan de la deuxième vague de chaleur, survenue du 4 au 17 juillet, fait état de 535 décès de plus qu’escompté, ce qui représente une surmortalité de 14,8%. La Flandre a enregistré 310 décès, contre 198 en Wallonie et 42 à Bruxelles.

Lors de la troisième vague de chaleur, qui a eu lieu du 28 juillet au 16 août, Sciensano a également enregistré une "légère surmortalité", avec 365 décès supplémentaires. En chiffres absolus, la Flandre a une nouvelle fois enregistré le plus grand nombre de décès (221, soit une hausse de 7,2%). En termes relatifs, c'est toutefois la Wallonie qui a connu la plus forte augmentation, avec une hausse de 9,9%, soit 171 décès supplémentaires. À Bruxelles, aucune surmortalité n'a été observée durant cette période.

La journée la plus "meurtrière" de l'été reste le 27 juin, avec 641 décès, soit une surmortalité de 146,5%.

Une ambulance de la Croix-Rouge

Pas seulement les plus âgés concernés

Sciensano souligne que la chaleur extrême ne touche pas uniquement les personnes âgées. "Une surmortalité significative a également été constatée chez les personnes de moins de 65 ans."

Selon l'institut, le fait qu'une vague de chaleur puisse être aussi meurtrière est lié à la durée de la chaleur, à la hausse des températures et au niveau de pollution par l'ozone.

Comment la surmortalité est-elle calculée ?

Pour les chiffres de mortalité, Sciensano a utilisé des données issues du Registre national ainsi que des données de mortalité provenant de Statbel concernant les maisons de repos. Si ces données venaient à être révisées ultérieurement, les calculs relatifs à la surmortalité pourraient également être modifiés.

Sciensano a analysé le nombre de décès dépassant la moyenne pour chaque tranche d'âge, sexe et région. Par ailleurs, l'institut scientifique a examiné le nombre de décès attendus à l'échelle nationale et a comparé ce chiffre au nombre total de décès réellement enregistrés.

En raison d'un écart entre les chiffres attendus par catégorie et ceux attendus pour l'ensemble du pays, la somme des surmortalités par catégorie ne correspond pas au nombre total de décès excessifs.

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