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Le nombre d'écoles en Flandre qui sollicitent des subventions pour un désamiantage a presque doublé

Cette année, 173 écoles en Flandre ont demandé une subvention pour le désamiantage. Ce chiffre représente près du double de celui de l'année passée, selon des données communiquées à la demande de la députée flamande Gianna Werbrouck. Néanmoins, plus de 6.000 bâtiments scolaires doivent encore faire l’objet d’un inventaire pour cartographier la présence d'amiante dans leurs structures.

Anne François Sanne Baeck
Publié:

Depuis le début de l'année, 173 écoles néerlandophones ont demandé une subvention pour extraire l'amiante de leurs bâtiments. C'est ce qui ressort des chiffres fournis par la ministre flamande de l'Enseignement, Zuhal Demir (N-VA), à la demande de la députée flamande Gianna Werbrouck (Vooruit).

"C'est une nouvelle positive. Par rapport aux chiffres de l'année dernière, le nombre d'écoles a presque doublé", souligne Gianna Werbrouck. En 2025, quelque 91 écoles avaient sollicité une subvention.

Le gouvernement flamand avait décidé l'an dernier de prendre intégralement en charge les frais de désamiantage dans les écoles. "Un budget annuel moyen de 5,4 millions d'euros est mis à disposition", avait alors annoncé la ministre Demir. Cette décision a contribué à doubler le nombre d'écoles demandeuses de subventions cette année. "Il reste toutefois encore beaucoup à faire pour désamianter les écoles qui en ont besoin", a ajouté la députée Werbrouck.

De nombreuses écoles n’ont pas l'attestation requise

Pour demander des subventions destinées au désamiantage, une attestation amiante est nécessaire. Ce document est délivré gratuitement par l'Ovam, l'Agence publique flamande pour le traitement des déchets. En 2018, le gouvernement régional a décidé que toutes les écoles devraient obtenir cette attestation amiante obligatoire d'ici 2032.

Cette mesure s'inscrit dans une ambition plus large : rendre la Flandre exempte de risques liés à l'amiante d'ici 2040. Les réseaux d'enseignement se sont engagés à avancer cette échéance à 2030.

Travaux de désamiantage dans une école à Willebroek

Attestation amiante

L'attestation amiante indique le degré d'urgence de la situation selon cinq catégories : retrait urgent, mesures urgentes requises, retrait, mesures requises ou gestion prudente.

L'attestation évalue individuellement chaque matériau contenant de l'amiante identifié. Il convient de souligner que de l'amiante peut être présent dans des zones inaccessibles aux élèves ou au personnel, par exemple dans l'isolation de conduites situées dans des sous-sols, des locaux techniques ou d'autres espaces à accès restreint.

Par conséquent, la mention de matériaux contenant de l’amiante dans l'attestation n'implique pas nécessairement une exposition dans les salles de classe ou dans les autres lieux fréquentés par les élèves.

À quatre ans de l'échéance 2030, quelque 1.633 écoles ont obtenu l'attestation amiante obligatoire. D'après ces documents, 80 % d'entre elles (soit 1.323 écoles) doivent prendre des mesures pour retirer l'amiante de leurs bâtiments. Pour un peu plus de la moitié de ces 1.323 écoles, l'obligation concerne des "mesures urgentes" ou un "retrait urgent". Au total, 920 écoles ont déjà sollicité une aide financière.

Par ailleurs, un nombre important d'écoles n'a pas encore demandé d'attestation amiante. Sur la base des données d'Onderwijs Vlaanderen (Enseignement Flandre), l'Ovam estime qu'il existe 8.269 bâtiments scolaires en Flandre datant d'avant 2001. Par conséquent, plus de 6.000 bâtiments scolaires doivent encore obtenir une attestation amiante.

Les directeurs ont besoin de soutien

Alors que le désamiantage est désormais intégralement pris en charge pour les écoles, il est frappant de constater que nombre d'entre elles n'ont pas encore fait établir d'attestation amiante. La députée Gianna Werbrouck y voit plusieurs explications. "J'ai épaulé un chef d'établissement pendant plus de dix ans. Les directeurs et les conseillers en prévention ne bénéficient pas d'un soutien suffisant."

L'Ovam fonctionne également selon des périodes de demande spécifiques. Une phase de dépôt des demandes pour le désamiantage est ouverte depuis le 17 août et court jusqu'au 30 septembre. "Il n'est pas aisé d'ajouter une telle tâche à la charge de travail de la rentrée scolaire".

La députée flamande Gianna Werbrouck (Vooruit).

De nombreuses écoles avaient déjà fait réaliser un inventaire amiante avant que l'attestation ne devienne obligatoire. Ces établissements doivent désormais faire établir une nouvelle attestation. "La demande consiste à considérer l'inventaire existant comme équivalent, car cette exigence génère une charge administrative supplémentaire."

Gianna Werbrouck s'interroge également sur la possibilité d'offrir un soutien accru. "Il convient de mettre en place des mesures claires pour décharger les chefs d'établissement de ces contraintes. Si le désamiantage peut être intégralement remboursé, d'autres travaux connexes - tels que le remplacement de la toiture ou des fenêtres, ou la pose d'une nouvelle isolation - ne sont pris en charge qu'à hauteur de 60 à 70 %. Les écoles doivent donc toujours assumer elles-mêmes le coût restant."

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