La Belgique s’oppose elle aussi aux projets israéliens visant à construire 1.200 logements supplémentaires dans les territoires palestiniens occupés. "Inacceptable", estime le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) sur X. Selon lui, ce projet couperait la Cisjordanie en deux et compromettrait gravement les chances de parvenir à une solution à deux États.
Maxime Prévot condamne le projet israélien de 1.200 logements qui "couperait la Cisjordanie en deux"
Mardi soir tard, Israël a lancé l’appel d’offres pour le projet dit E1. Il prévoit la construction de 1.200 logements entre Jérusalem-Est et la colonie de Maale Adumim. Cette zone est considérée comme l’un des points les plus sensibles du conflit entre Israël et les Palestiniens.
Selon le droit international, toutes les colonies israéliennes établies dans les territoires palestiniens sont illégales. Ces projets suscitent des inquiétudes encore plus grandes, car ils diviseraient grosso modo la Cisjordanie en deux. S’ils étaient mis en œuvre, ils rendraient impossible la création d’un territoire palestinien d’un seul tenant.
La France, l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont appelé jeudi Israël à "mettre fin à l'expansion des colonies en Cisjordanie" et à "retirer immédiatement" les appels d'offres lancés cette semaine concernant la construction de plus de 1.200 logements pour le vaste projet E1.
Le ministre Prévot leur emboîte le pas. "E1 couperait la Cisjordanie en deux, séparant les communautés palestiniennes du nord de celles du sud, et isolerait davantage Jérusalem-Est du reste du territoire palestinien. Cela compromettrait gravement la viabilité de la solution à deux Etats", a ajouté Maxime Prévot.
"Les colonies israéliennes sur le territoire palestinien occupé sont illégales au regard du droit international. J'appelle le gouvernement israélien à retirer ces appels d'offres, à interrompre le projet E1 et à mettre fin à l'expansion des colonies", a écrit M. Prévot sur X.
Le ministre ajoute qu’il continuera également à lutter contre le Hamas, groupe terroriste.
"Les entreprises risquent de se rendre complices de graves violations du droit international"
Mardi, le ministère israélien du Logement a ouvert un appel d'offres pour la construction de plus de 1.200 logements dans le cadre du projet, ont rapporté l'ONG israélienne Peace Now et des médias israéliens. Les intéressés ont jusqu'au 19 octobre pour déposer une offre, soit huit jours avant les élections législatives.
Paris, Londres, Berlin et Rome affirment en outre que ces décisions sur la colonisation vont continuer à "affaiblir la position d'Israël sur la scène internationale". L'ouverture des appels d'offre pour le projet E1 est "inacceptable", disent-ils.
Et les quatre pays européens mettent en garde les entreprises qui seraient tentées d'y participer.
"Les entreprises ne doivent pas envisager de soumissionner aux appels d'offres pour ces projets de construction. Elles doivent être conscientes des conséquences juridiques et réputationnelles, notamment du risque de se rendre complices de graves violations du droit international", avertissent-ils dans leur déclaration.
