À Ostende, Hangar d’Amour est ouvert depuis quelques jours. Cet ancien entrepôt rénové, situé dans le port intérieur, regroupe toute la prostitution en vitrine de la ville en un seul lieu. Jusqu’à présent, celle-ci était encore répartie dans plusieurs établissements du quartier du Hazegras. Le bourgmestre John Crombez (Vooruit) estime que ce déménagement permettra aux travailleurs et travailleuses du sexe de travailler dans de meilleures conditions.
Hangar d’Amour ouvre ses portes à Ostende : toute la prostitution en vitrine regroupée en un seul lieu
À Ostende, l’ouverture du Hangar d’Amour s’est déroulée sans encombre. Depuis quelques jours, les travailleurs et travailleuses du sexe exercent dans l’entrepôt rénové et aucun problème n’a été signalé. "Je n’ai encore reçu aucune information concernant le fonctionnement proprement dit", explique le bourgmestre Crombez (Vooruit). "Mais je n’ai pas non plus reçu le moindre signalement d’incident éventuel de la part de la police, qui assure une surveillance renforcée. J’ai donc l’impression que le démarrage se passe bien."
Un projet mûri pendant 10 ans
Les projets visant à déplacer la prostitution en vitrine d’Ostende du quartier du Hazegras, situé près de la gare, et à la regrouper en un seul endroit remontent à dix ans.
"Le Hazegras est un quartier en plein développement et il continuera à évoluer à l’avenir", explique le bourgmestre. "Entre-temps, nous pouvons proposer aux travailleurs et travailleuses du sexe de notre ville une alternative où ils peuvent travailler dans de meilleures conditions."
"L’important, c’est que puisque la prostitution est de toute façon présente dans la ville, nous disposons désormais d’une manière organisée de travailler qui permet de réduire la traite des êtres humains et de mieux protéger les travailleurs et travailleuses du sexe, notamment en ce qui concerne leurs revenus. Tout se fait de manière organisée et correcte, et c’est nécessaire."
Un concierge assure la surveillance
Pour l’instant, 10 à 15 des 36 chambres du Hangar d’Amour sont utilisées. Un concierge est présent dans le bâtiment et veille notamment à la sécurité. Une collaboration avec la police a également été mise en place.
Les espaces ont été aménagés en concertation avec les travailleurs et travailleuses du sexe. Ils ont notamment pu donner leur avis sur la couleur des chambres et l’épaisseur des matelas.
"Il est important d’impliquer les travailleurs et travailleuses du sexe dans ces choix", explique Franky De Coninck, de DC Bouw, propriétaire et exploitant du bâtiment. "Ces personnes savent quel aménagement fonctionne le mieux. Il est également important qu’elles adhèrent au déménagement vers ce nouveau bâtiment. Nous voulons que ce soit une histoire positive pour elles."
D’autres fonctions également prévues
Le Hangar d’Amour n’est pas exclusivement destiné à la prostitution. Le bâtiment accueillera également des bureaux, une salle événementielle et des établissements horeca. Une partie des espaces de bureaux est déjà réservée.
"La partie consacrée à la prostitution se trouve du côté gauche, tandis qu’une brasserie se trouve à droite. Il y aura également un bar rooftop ainsi que des bureaux destinés aux entreprises portuaires."

