Alors qu'un incendie ravage les Hautes Fagnes depuis la fin de la semaine passée, le président de Groen, Aimen Horch, appelle à ce que la résilience climatique occupe une place à part entière dans la politique de sécurité belge.
Pour Groen, les risques climatiques doivent être intégrés dans la politique de sécurité
"Ceux qui donnent aujourd'hui le meilleur d'eux-mêmes sur le terrain doivent également pouvoir compter sur les pouvoirs publics. Sur un matériel suffisant, sur l'expertise adéquate et sur des plans prêts à être mis en œuvre avant même qu'une crise comme celle-ci n'éclate. La solidarité est notre force. La préparation relève de la responsabilité des pouvoirs publics", insiste-t-il.
Pour le président des écologistes flamands, la résilience climatique doit être intégrée de manière structurelle dans la politique de sécurité. Ce qui implique des moyens suffisants pour la protection civile et la lutte contre les feux de forêt, une capacité aérienne garantie pour lutter contre les grands incendies et une politique cohérente en matière de gestion de la nature et de l'eau.
Le Centre d'évaluation des risques climatiques doit par ailleurs se voir attribuer une place permanente dans l'architecture de sécurité nationale. Quant au Conseil national de sécurité, il doit accorder une attention systématique aux risques climatiques.
"Nous connaissons les risques qui nous menacent. Nous devons donc organiser notre pays en conséquence. Aujourd'hui, la sécurité ne concerne pas seulement nos frontières, mais aussi notre capacité à faire face à une inondation, une vague de chaleur ou un grand incendie de forêt qui frapperait notre territoire", poursuit M. Horch.
Également dans l'opposition, Anders souhaite lui aussi que des leçons soient tirées de cette catastrophe naturelle et que notre pays se prépare à des événements similaires à l'avenir. Selon le député Arthur Orlians, un échange de vues avec le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin doit être organisé en commission de la Chambre.
