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Le Grand-Duché de Luxembourg reste de loin la principale destination professionnelle pour les résidents belges, avec 48.601 frontaliers, selon SD Worx.

Plus de 85.000 Belges travaillent dans un pays voisin

Une étude effectuée par le prestataire de services RH SD Worx, en se basant sur les chiffres les plus récents de l'Institut national d'assurance maladie invalidité (Inami), révèle ce vendredi que plus de 85.500 résidents belges travaillaient dans l'un des quatre pays voisins à la fin du premier semestre 2025. Cela représente une petite diminution de 0,6% en un an. L'afflux de travailleurs français vers la Belgique continue par ailleurs de progresser.  Ce vendredi, le cabinet de la ministre de l'Asile et la Migration Anneleen Van Bossuyt annonçait d'ailleurs que les règles et procédures pour les travailleurs frontaliers vont être simplifiées à partir de samedi.

Anne François Belga
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Le Grand-Duché de Luxembourg reste de loin la principale destination professionnelle pour les résidents belges, avec 48.601 frontaliers, détaille SD Worx. Les Pays-Bas occupent la deuxième place avec 21.593 Belges qui y travaillent.

Le nombre de travailleurs issus de pays voisins exerçant en Belgique s'élevait lui à 51.867 à la mi-2025. Près de 40.000 d'entre eux viennent de France, soit 77% des frontaliers - une proportion en augmentation. Le nombre de travailleurs néerlandais et luxembourgeois en Belgique continue par contre de diminuer, avec respectivement 10.536 et 448 personnes.

Le nombre de travailleurs allemands dans notre pays a légèrement augmenté, passant à 915 personnes.

Toujours plus de Français actifs en Belgique

La proportion de travailleurs français dans notre pays a augmenté ces dernières années. En 2024, ce chiffre s'élevait à un peu plus de 39.000, contre près de 40.000 à la fin du premier semestre 2025. Il y a dix ans, leur nombre dépassait légèrement les 36.000, et en 2007 il était inférieur à 30.000.

La majorité de ces ressortissants français actifs en Belgique travaillent dans les provinces du Hainaut (15.651) et de Namur (12.757), mais des milliers de Français sont également employés dans des régions telles que la Flandre occidentale (3.157) et en Flandre orientale (2.356).

Des boulangers et pâtissiers français sont notamment établis en Belgique. (photo archives)

Des règles plus claires pour les travailleurs frontaliers

Les règles et procédures pour les travailleurs frontaliers vont être simplifiées à partir du 15 août, annonce justement ce vendredi le cabinet de la ministre de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt. "L'ancien système remonte aux années 1980 et il a enfin été adapté à la réalité", explique la ministre.

Concrètement, les étrangers qui viennent travailler en Belgique n'ont plus besoin d'un document spécifique. Ceux qui résident dans l'Union européenne par exemple peuvent venir travailler chez nous uniquement avec leur carte d'identité ou leur passeport. Les nouvelles règles s'appliquent également pour les indépendants et les personnes détachées.

Pour ceux qui vivent en dehors de l'UE, deux procédures existent. S'il s'agit d'un pays frontalier avec un Etat membre européen, la personne devra se présenter dans les huit jours de son entrée auprès de la commune dans laquelle elle travaille. "Après vérification des conditions, le travailleur frontalier reçoit les documents nécessaires", indique-t-on. "Celui qui vit au Royaume-Uni devra demander un visa spécifique auprès du poste diplomatique belge concerné."

D'après l'Inami, quelque 52.000 travailleurs frontaliers sont donc actifs en Belgique. "La procédure est simplifiée non seulement pour eux mais aussi pour nos propres services", assure Anneleen Van Bossuyt. "Nous établissons des conditions claires pour l'embauche, les motifs de refus et les règles de licenciement."

La ministre à l'Asile et la Migration Anneleen Van Bossuyt

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