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L'osmie rousse, une espèce d'abeille solitaire

La chaleur réduit les chances de survie des abeilles sauvages, souligne Natuurpunt

La chaleur n'affecte pas seulement les hommes mais aussi les abeilles sauvages en réduisant leurs ressources alimentaires et leurs chances de survie. Elle entraîne également une diminution des chances de succès en matière de reproduction, ainsi qu'une augmentation de la mortalité, indique l'organisation environnementale flamande Natuurpunt. Même si les abeilles survivent à une vague de chaleur, celle-ci leur cause des dommages irréversibles.

Belga
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Lors des épisodes de fortes chaleurs, les abeilles sauvages butinent ainsi moins et recherchent l'ombre pour maintenir leur température corporelle. La chaleur a, par ailleurs, un effet désastreux sur les sources de nourriture des animaux. La combinaison de températures élevées et de sécheresse provoque une forte évaporation chez les plantes, ce qui entraîne une diminution significative de la taille des fleurs et de la production de nectar et de pollen.

"Lorsqu'une abeille sauvage butine par forte chaleur, elle trouve beaucoup moins de nourriture. Elle doit donc fournir plus d'efforts pour moins d'énergie, au moment même où elle a le plus besoin de ses réserves."

En outre, les vagues de chaleur constituent un fléau silencieux pour les générations futures. Des recherches récentes montrent en effet que les canicules ont des conséquences désastreuses, notamment sur l'osmie rousse (une espèce souvent présente dans les hôtels à insectes de jardin). Les mâles ainsi soumis au stress thermique alors qu'ils se trouvaient dans leur cocon semblent produire de moins en moins de spermatozoïdes de haute qualité. Les femelles, quant à elles, pondent moins d'œufs et ceux-ci sont plus petits.

La chaleur provoque également des problèmes de reproduction chez les bourdons, car elle peut endommager irrémédiablement les spermatozoïdes stockés par la reine après l'accouplement.

Température limite

Chaque insecte possède une température limite extrême au-delà de laquelle ses fonctions neurologiques et motrices s'interrompent, une sorte de coma rapidement suivi de la mort. Chez les bourdons indigènes, cette limite se situe généralement entre 42 et 45°C.

"Avec leur pelage épais et leur couleur sombre, les bourdons sont mieux adaptés au froid qu'à la chaleur extrême", explique l'organisation de protection de la nature. "Les recherches montrent que les abeilles sauvages peinent à s'adapter à ces nouvelles températures extrêmes : leur 'plasticité' est fortement réduite."

Même si les abeilles survivent à la canicule, elles subissent des dommages cellulaires et protéiques irréversibles. Les chercheurs observent ce phénomène de plus en plus fréquemment. Scientifiques et défenseurs de l'environnement sont très préoccupés par les conséquences de ces vagues de chaleur plus intenses sur les 420 espèces indigènes de Belgique.

Natuurpunt souligne une fois de plus l'importance des "zones tampons climatiques" telles que les zones ombragées, les arbres et arbustes indigènes aux racines profondes qui continuent de fournir du nectar même en période de sécheresse.

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