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Un collectif citoyen poursuit l'État en justice pour un couloir aérien bruyant au-dessus de Bruxelles et des communes avoisinantes

Quarante-deux familles de Dilbeek, Lennik et Roosdaal engagent une action en justice contre l'État belge en raison de l'augmentation des nuisances sonores causées par des avions volant à basse altitude. Le collectif citoyen Bruegelvogelvrij conteste l'itinéraire d'approche de l'aéroport de Zaventem qui survole leurs habitations et qui est désormais bien plus fréquenté qu'auparavant. Le nombre de procédures judiciaires visant ce que l'on appelle la "route Crucke" (du nom du ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke) ne cesse d'augmenter.

Anne François Belga
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"Auparavant, nous étions touchés par les nuisances sonores environ quatre ou cinq jours par an; aujourd'hui, ce sont plusieurs jours d'affilée, aussi bien le jour que la nuit", expliquait en mai dernier Eddy Cousin, habitant de Dilbeek, dans un reportage de l'émission Terzake (VRT). Lui et 41 autres familles de la périphérie ouest de Bruxelles engagent désormais une action en justice. Ils ont uni leurs forces au sein du collectif citoyen Bruegelvogelvrij.

"Notre qualité de vie et notre sommeil sont gravement perturbés par les avions volant à basse altitude", affirme le collectif. "Les jours de forte activité, un avion passe au-dessus de nos têtes toutes les 2 ou 3 minutes, ce qui n'était jamais le cas lorsque nous avons acheté nos maisons ici."

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Qu'est-ce qui a changé exactement concernant les trajectoires de vol ? Regardez le reportage de *Terzake*:

Route d’atterrissage au-dessus de quartiers très peuplés

La route en question est une route aérienne guidée par satellite pour les atterrissages sur la piste 07L de l'aéroport de Zaventem. Elle a été mise en place comme test temporaire en 2025 et a ensuite été prolongée jusqu'en octobre 2026.

Avec cette nouvelle route, des avions se retrouvent plus tôt à l'ouest de l'aéroport dans le prolongement de la piste 07L, en suivant toujours la même trajectoire, notamment au-dessus de Lennik, Dilbeek et de communes bruxelloises telles que Molenbeek-Saint-Jean et Koekelberg, pour rejoindre Brussels Airport.

Dans "les mêmes rues, les mêmes quartiers, les mêmes logements", les habitants "subissent souvent pendant plusieurs jours d'affilée le bruit des avions à l'atterrissage", explique le collectif dans un communiqué. Cette route aérienne fait l'objet de contestations depuis un certain temps. L'administration communale de Lennik a notamment déjà annoncé préparer une action en justice contre les nuisances sonores croissantes causées par les avions. Le gouvernement bruxellois a également annoncé saisir la justice.

"La santé de Bruxellois et Flamands sacrifiée"

Le mouvement collectif Free Air 4 Brussels a encore dénoncé ce mardi que le choix de cette route aérienne "était un choix en matière de capacité qui sacrifie la santé de 270.000 Bruxellois et Flamands".

Le ministre fédéral de Mobilité, Jean-Luc Crucke, a déjà indiqué à plusieurs reprises que la route aérienne guidée par satellite était une obligation européenne et qu'il s'agit d'une procédure alternative lorsque les pistes de prédilection ne peuvent pas être utilisées, notamment à cause du vent.

Date butoir du 1er octobre

Plusieurs habitants de Dilbeek font partie du collectif parce qu’ils estiment que leur bourgmestre est trop laxiste. Contrairement à la commune voisine de Lennik, Dilbeek ne s'engage pas dans une procédure judiciaire. Le bourgmestre Stijn Quaghebeur (N-VA) veut privilégier le dialogue avec le ministre Crucke.

Ce dernier se montre compréhensif à l'égard de la démarche du collectif de citoyens. "Je comprends l'impatience des riverains face à un dossier qui traîne en longueur depuis des années. Mais la solution à cette situation doit être structurelle et émaner du gouvernement."

Le ministre Crucke souhaite qu'un accord gouvernemental sur le sujet soit trouvé d'ici le 1er octobre.

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