La Creg, le régulateur fédéral de l'énergie, ne prolongera pas au-delà de l’an prochain l'avantage de plusieurs millions d'euros dont bénéficient actuellement les grands parcs de batteries en Belgique. C’est ce qu’annoncent ce mardi les quotidiens financiers L'Echo et De Tijd. Cette aide publique ne se justifie plus, estime la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg).
Porté par un climat d'investissement favorable, le déploiement de grands parcs de batteries est devenu, en quelques années à peine, une pièce maîtresse du système électrique belge. Quand l'électricité abonde, des batteries empilées en séries de conteneurs en stockent de grandes quantités. Elles la réinjectent plus tard, par exemple en soirée, quand le soleil ne brille plus et que la demande augmente.
Mais la cadence est telle que le coup de pouce n'a plus lieu d'être, estime le régulateur fédéral de l’énergie, qui vient d'établir sa nouvelle méthodologie tarifaire pour la période 2028-2031. Ce régime avait été instauré en 2018 pour une période de 10 ans, à l'initiative du gouvernement de Charles Michel.
"Mission accomplie"
L'objectif était d'attirer des investissements dans des capacités tampons supplémentaires, afin de maintenir l'équilibre entre offre et demande à mesure que les énergies renouvelables prenaient de l'ampleur. Avec l'explosion récente du marché, la Creg estime aujourd'hui que la mission est accomplie.
À partir de 2028, tout nouveau parc de batteries ne pourra donc plus profiter de l'exemption sur les tarifs de réseau, c'est-à-dire de la contribution due pour utiliser le réseau haute tension d'Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité à haute tension en Belgique.
Pour éviter de pénaliser les projets déjà engagés, la Creg prévoit toutefois une sortie progressive du régime d’avantage financier.

