L'Union belge de football a officiellement présenté Mark van Bommel comme nouveau sélectionneur des Diables Rouges, ce vendredi à Tubize. Le Néerlandais s'est montré très enthousiaste à l'idée d'entamer cette nouvelle mission. "À partir du moment où cette fonction m'a été proposée, je n'ai jamais hésité". Van Bommel succède au Français Rudi Garcia, dont le contrat n'a pas été prolongé après la Coupe du monde aux États-Unis, Canada et Mexique. Lors de cette première conférence de presse, il a été question du gardien belge Thibaut Courtois et des projets de Van Bommel. Va-t-il apprendre le français, voulait savoir un journaliste néerlandais. "La langue n’est pas si importante", répondait le Néerlandais.
Mark Van Bommel, nouveau sélectionneur des Diables Rouges, est enthousiaste : "Je n'ai pas hésité à saisir cette opportunité"
"Je suis très heureux d'être ici", a lancé le Néerlandais, qui avait remporté le doublé avec l'Antwerp au printemps 2023. "C'est quelque chose de totalement différent que d'entraîner un club, mais je pense que ce défi me correspond. Le lien avec la Belgique a toujours été fort. J'ai grandi aux Pays-Bas, près de la frontière. Il y a évidemment aussi eu mon passage à Anvers. Ce poste me convient. À partir du moment où j'ai reçu l'offre de Vincent Mannaert, (le directeur technique, ndlr), je n'ai plus douté. J'ai confiance dans le fait de pouvoir accomplir quelque chose ici. Le défi est là."
"C'est un poste de premier plan", a répété Van Bommel à plusieurs reprises. "La Belgique est un pays qui figure dans le top 10 du classement FIFA. Je pense que presque tous les entraîneurs aimeraient occuper cette fonction. J'ai reçu beaucoup d'offres ces deux dernières années" - depuis son départ de l'Antwerp en juin 2024 -, "mais je n'ai jamais eu le sentiment de vouloir réellement les accepter. Ici, c'était différent."
À 49 ans, Mark Van Bommel est relativement jeune dans le métier de sélectionneur. Le Néerlandais estime toutefois que le football international a évolué ces dernières années. "Le jeu est plus rapide et plus dynamique qu'avant", a-t-il expliqué. "On voit aussi que des entraîneurs de plus en plus jeunes deviennent sélectionneurs, comme Zidane en France ou Klopp en Allemagne. Même s'ils sont un peu plus âgés que moi. Je ne cherchais pas spécialement ce poste, mais quand j'en ai eu l'opportunité, j'ai vraiment voulu le faire. Ce sont des périodes courtes et intenses, et on n'est pas tous les jours sur le terrain. Il faudra s'y habituer, mais je suis très enthousiaste."
Au début de sa carrière d'entraîneur, Van Bommel a été adjoint des sélections d'Arabie saoudite et d'Australie, à chaque fois sous les ordres de son beau-père Bert van Marwijk. Comme joueur, il a également porté 79 fois le maillot des Pays-Bas et disputé la finale de la Coupe du monde 2010.
Un entretien avec Thibaut Courtois ?
L'une des conversations importantes que le Néerlandais devra avoir avec les joueurs est celle avec le gardien de but Thibaut Courtois. Durant la Coupe du monde, il a clairement fait savoir qu'il souhaitait faire l'impasse sur la Ligue des Nations pour laisser son corps se reposer.
"Le vol pour Madrid a-t-il déjà été réservé ?", demandait un journaliste ? "Non, mais nous allons le faire", répondait Van Bommel avec un sourire. "J'ai déjà brièvement discuté avec Thibaut via FaceTime. J'aurais pu simplement traverser la frontière, mais il était en vacances. Quoi qu'il en soit, nous allons bientôt nous asseoir avec Thibaut pour évoquer son point de vue. Aucune décision n'a encore été prise. Qui sait... son avis a peut-être changé depuis."
"La langue n'est pas si importante"
Après le départ du Français Rudi Garcia et la nomination du Néerlandais Van Bommel comme nouveau sélectionneur des Diables, une légère agitation est apparue dans la partie francophone du pays : le nouveau sélectionneur ne parle pas français. Ce vendredi, Van Bommel était interrogé par la presse néerlandophone sur son intention d'apprendre le français dans les prochains mois, mais il a évincé le sujet.
"À mes yeux, une langue n'est pas ce qu'il y a de plus important", a-t-il déclaré. "Il y a plusieurs langues en Belgique, mais c'est un seul pays. Nous devons faire cela ensemble, du mieux possible, peu importe la langue. En Belgique, on parle le néerlandais, le français et l'allemand. Il faut pouvoir se comprendre et essayer d'obtenir des résultats ensemble. La langue qui est parlée ne m'importe pas. Les Diables Rouges unissent un pays, je ne vois pas de division ici. Aux Pays-Bas, tout le pays devient orange quand on gagne. Ici aussi, tout le monde est heureux quand les Diables gagnent."

