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Le drone VTOL utilisé pour ce projet pilote.

Quatre zones de police côtières testent un drone pour lutter contre l'immigration illégale

Les zones du Coq/Bredene, Bruges, Knokke-Heist/Damme et Blankenberge/Zuienkerke vont tester un nouveau drone à voilure fixe pour lutter contre les problèmes liés à l'immigration illégale le long de la Côte. L'appareil décolle de Zuienkerke (Flandre occidentale), possède une autonomie allant jusqu'à 100 kilomètres, et peut voler aussi bien de jour que de nuit.

Anne François Belga
Publié:

Au cours du premier semestre 2026, la Côte a été le théâtre de nombreuses tentatives de traversée par des personnes migrantes espérant rejoindre le Royaume-Uni à bord d'embarcations de fortune. Pour lutter contre ces tentatives dangereuses, les forces de police du littoral ont décidé d'unir leurs efforts. Dans les prochains mois, elles testeront un drone à voilure fixe qui ressemble à un petit avion traditionnel. Il peut explorer de vastes zones pendant de longues périodes, mais aussi être déployé sur des terrains difficiles d'accès, de jour comme de nuit.

Ce drone VTOL — un appareil qui décolle verticalement mais vole comme un avion — pèse 16,5 kilos, dispose d'une autonomie de 100 kilomètres et peut facilement rester en vol pendant une heure. Il capture des images d'une grande netteté à une distance de 5 kilomètres et est équipé d'une caméra infrarouge permettant des opérations nocturnes. Le drone décolle de Zuienkerke et survole principalement des zones rurales peu peuplées.

L'appareil sera testé le long de la bande côtière, de l'Oosteroever à la frontière néerlandaise. Il pourra appuyer la police dans ses recherches, ainsi que dans la détection de situations suspectes. Les forces de l'ordre souhaitent notamment intercepter rapidement les préparatifs de passage et porter assistance aux personnes migrantes en difficulté.

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Projet pilote

Les opérations de drones seront coordonnées depuis un centre de commandement érigé dans la zone de police du Coq/Bredene. Quatre pilotes ont été formés pour diriger l'appareil; ils sont basés au commissariat de Bredene. "Notre objectif principal est de collaborer plus efficacement", explique Dimitry Van Damme, chef de corps de la police de Blankenberge.

"Nous recherchons les comportements suspects de migrants tentant de monter à bord d'une petite embarcation pour effectuer la traversée. Les vols du drone nous permettent de repérer des actions suspectes et d'observer les préparatifs en cours dans les dunes. Nous savons que les transmigrants commencent généralement à se déplacer une heure avant le lever du soleil."

Cette collaboration sert également de signal à la police fédérale. Selon les zones participantes, la police fédérale ne consacre pas suffisamment de ressources pour s'attaquer au problème des transmigrants. "Avec le projet "East Coast Drone Shield", nous mettons en commun nos ressources pour répondre à un problème qui ne s'arrête pas aux limites des zones de police", affirment les chefs de corps.

À l'issue de la phase de test, le projet pilote sera évalué afin de déterminer si et comment le drone pourra être intégré aux opérations de police.

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