Brussels Airlines a terminé le premier semestre 2026 sur un résultat avant intérêts et taxes (ebit) de -70 millions d'euros, en baisse de 50% par rapport aux six premiers mois de 2025. La compagnie aérienne belge a dû affronter "de gros vents contraires externes", comme la flambée du prix du carburant, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Est et des grèves en Belgique, a-t-elle annoncé ce mardi. En raison de ces résultats décevants, aucun nouvel avion long-courrier ne sera ajouté à la flotte.
Brussels Airlines, dans le rouge au premier semestre, n'étoffera pas sa flotte d'avions long-courriers
A elle seule, l'augmentation des coûts des carburants a fait bondir de 64 millions d'euros les coûts de Brussels Airlines. L'épidémie d'Ebola a entraîné une baisse de la demande de voyages et a posé plusieurs défis opérationnels. Enfin, des grèves en Belgique - manifestations syndicales contre les politiques du gouvernement fédéral en mars et mai, et grève chez Skeyes début juin - ont eu un impact négatif de 3 millions d'euros sur le résultat de la compagnie aérienne.
Au cours du premier semestre 2026, la filiale belge du groupe Lufthansa a tout de même transporté 4,5 millions de passagers sur 34.200 vols, ce qui représente une hausse respective de 8,1% et de 5,5% par rapport à la même période de l'année précédente. Le taux d'occupation des avions s'est amélioré d'un point de pourcentage, à 80,9%. Les recettes ont augmenté de 9%, à 821 millions d'euros.
La compagnie aérienne, qui a lancé au premier semestre ses vols vers le Kilimandjaro (Tanzanie), souligne avoir également "amélioré sa stabilité opérationnelle", ce qui s'est traduit par une hausse de la satisfaction des passagers et une baisse des coûts liés aux irrégularités. Par passager, ces coûts ont diminué de 16%.
Pour le reste de l'année, une saison estivale réussie "sera plus cruciale que jamais pour atteindre un résultat annuel positif", estime la directrice financière (CFO), Nina Öwerdieck, citée dans un communiqué.
L’achat de deux Airbus reporté
Brussels Airlines annonce par ailleurs qu'"en concertation étroite avec Lufthansa Group", il a été décidé de ne pas ajouter deux Airbus A330 supplémentaires à sa flotte en 2027, "contrairement aux annonces précédentes". La flotte long-courrier restera donc, pour l'instant, composée de 11 Airbus A330.
Cette décision est justifiée par "une rentabilité inférieure aux attentes, les grèves répétées en Belgique et le contexte géopolitique actuel" qui conduisent Brussels Airlines à adopter "une approche prudente pour les années à venir."
Pour l’été 2027, la compagnie aérienne belge ne prévoit pas de recourir à des capacités exploitées en "wet lease". Les quatre appareils d'Air Baltic actuellement basés à Bruxelles jusqu'à la fin du mois d'octobre ne reviendront donc pas pour la saison estivale 2027.
