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Les maisons de repos privées veulent pouvoir augmenter les tarifs pour financer des investissements contre la chaleur

Les maisons de repos doivent pouvoir augmenter leur tarif journalier si elles veulent investir dans des dispositifs contre la chaleur, comme la climatisation. C’est ce qu’affirme Vlozo, la fédération des maisons de repos privées, dans les colonnes de Het Nieuwsblad. De tels investissements ont un coût, que Vlozo souhaite pouvoir répercuter sur le tarif payé par les résidents. Or, les maisons de repos ne peuvent pas augmenter librement leurs prix sans l’accord des autorités flamandes.

Eric Steffens
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Alors que de nouveaux épisodes de chaleur sont annoncés, les maisons de repos cherchent à mieux protéger leurs résidents contre les fortes températures.

"Nous devons faire avec les moyens dont nous disposons", explique Candice De Windt, directrice générale du Vlaams Onafhankelijk Zorgnetwerk (Vlozo). Plusieurs établissements installent notamment des protections solaires. « Mais à plus long terme, nous devons mettre en place un plan d’action afin d’équiper durablement nos bâtiments de systèmes de rafraîchissement, comme la climatisation."

"Le vieillissement de la population combiné au changement climatique fait que nous ne pouvons plus considérer la climatisation comme un luxe. Elle doit devenir un équipement standard si nous voulons répondre correctement à ces défis", a déclaré Candice De Windt à VRT NWS.

Un tarif journalier plus élevé

La majorité des bâtiments exploités par les membres de Vlozo sont anciens. Les rénover pour les rendre plus durables représente un défi, notamment en raison du coût élevé des travaux.

"C’est pourquoi nous nous tournons vers les autorités flamandes", lance Candice De Windt. "Nous demandons que ces investissements puissent être répercutés sur le tarif journalier. En Flandre, ce tarif est pratiquement figé."

Les maisons de repos ne peuvent en effet pas augmenter librement leur tarif : elles ne sont autorisées qu’à l’indexer. 

La Flandre intervient dans le financement des soins, tandis que les résidents prennent eux-mêmes en charge les frais d’hébergement et de vie quotidienne. Candice De Windt plaide donc pour une distinction plus claire entre ces deux composantes.

Si je veux installer une chaudière ou une climatisation, cela représente un coût. C'est la raison pour laquelle nous demandons de pouvoir augmenter le tarif journalier.

Candice De Windt, directrice générale du Vlaams Onafhankelijk Zorgnetwerk (Vlozo).

"D’un côté, il y a la composante soins et son mode de financement. De l’autre, la composante hébergement et vie quotidienne. Les aides accordées pour les nouvelles constructions et les rénovations répondent en partie aux attentes actuelles."

Mais ces subventions ne couvrent pas l’ensemble des coûts.

"C’est pourquoi nous demandons davantage de marge pour augmenter le tarif journalier. Ce n’est pas une demande facile, mais si je veux installer une chaudière ou une climatisation, cela représente un coût. Or, une climatisation relève des frais d’hébergement et de vie quotidienne, pas des frais de soins."  

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