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Trois zones de baignade en eau libre accessibles en août à Gand : les nageurs appelés à la prudence

La Ville de Gand s'associe à l'ASBL Waterland afin de mieux informer et sensibiliser les personnes qui souhaitent se baigner en eau libre. À partir de la mi-août, trois zones de baignade publiques seront accessibles gratuitement dans la ville. Selon Lieven Symons, de l'ASBL Waterland, il est indispensable d'informer les nageurs des risques propres à ce type de baignade. Les enfants de moins de 10 ans devront être accompagnés d'un adulte. 

Eric Steffens
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"Se baigner dans une zone de baignade en eau libre n'est pas la même chose que nager dans une piscine", explique-t-il. "La température de l'eau varie davantage, la profondeur n'est pas uniforme et la qualité de l'eau fait l'objet de contrôles moins fréquents."

L'ASBL Waterland accompagne la Ville de Gand dans l'encadrement de ces trois sites. Des animateurs de terrain accueilleront les baigneurs à l'entrée de chaque zone afin de leur expliquer les règles de sécurité et les risques liés à la baignade en milieu naturel.

Active dans toute la Flandre, l'ASBL Waterland mène et soutient des initiatives destinées à rendre les cours d'eau plus attractifs, tant comme lieux de loisirs que comme espaces favorisant la biodiversité.

À partir du mois d'août, il sera notamment possible de se baigner au Keizerspark à Gand.

Une campagne d'information

En parallèle, la Ville de Gand lancera une campagne de sensibilisation afin de rappeler les règles à respecter et les dangers potentiels. Aucun maître-nageur ne sera présent sur les sites et la baignade ne sera autorisée que dans les zones délimitées.

"Les nageurs doivent apprendre à évaluer correctement les risques afin de profiter de la baignade en eau libre en toute sécurité", souligne Lieven Symons.

Attention au choc thermique

Les animateurs mettront notamment en garde contre le risque de choc thermique, communément appelé hydrocution. Lors des journées très chaudes, il peut être dangereux de plonger dans une eau froide alors que le corps est fortement échauffé. "Il faut entrer dans l'eau progressivement", recommande Lieven Symons. "Il est important de refroidir son corps petit à petit avant de s'immerger complètement."

Ne pas surestimer ses capacités

Autre point d'attention : l'évaluation de ses propres capacités de nage. "Des études montrent que de nombreuses personnes surestiment leurs aptitudes à nager, ce qui augmente le risque d'accident", rappelle Lieven Symons.

La qualité de l'eau contrôlée tous les deux jours

La qualité de l'eau constitue également un point d'attention majeur. Dans les trois zones de baignade de Gand, elle sera analysée tous les deux jours, soit plus fréquemment que dans la plupart des domaines provinciaux.

"Si la qualité de l'eau est jugée insuffisante en raison de la présence d'E. coli ou de cyanobactéries (algues bleues), la zone concernée sera temporairement fermée", explique Lieven Symons. "Comme la ville dispose de trois sites de baignade, elle espère qu'au moins l'un d'entre eux restera toujours accessible."

La Ville de Gand déploiera également une campagne de communication plus large, avec des panneaux d'information sur les sites et des publications sur les réseaux sociaux.

À l'ASBL Waterland, ces nouvelles zones de baignade sont perçues comme une nouvelle forme d'espace public. "Nous sommes heureux que la Ville de Gand ait eu le courage d'innover et d'expérimenter", conclut Lieven Symons.

Les moins de 10 ans devront être accompagnés d'un adulte

Les animateurs n'ont toutefois aucun pouvoir de contrôle ou de sanction. Leur rôle est uniquement d'informer les visiteurs. Ainsi, les enfants de moins de dix ans ne peuvent accéder aux zones de baignade qu'accompagnés d'un adulte.

"Si un animateur voit un jeune enfant arriver seul, il lui demandera où se trouvent ses parents. En revanche, il ne peut pas exiger la présentation d'une carte d'identité", précise encore Lieven Symons.

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