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"Aucune raison de procéder à des tests supplémentaires" : la ministre De Ridder reste favorable aux Tesla autonomes

L'autorisation accordée aux Tesla autonomes pour rouler en Flandre a été octroyée alors que l'administration flamande avait émis de sérieuses réserves dans ce dossier, rapporte mardi De Morgen, sur la base d'un avis du département Mobilité et Travaux publics (MOW). Un accident a déjà eu lieu avec un véhicule de ce type. Interrogée à ce sujet ce mardi, la ministre Annick De Ridder (N-VA) a affirmé qu'elle jugeait d'éventuels kilomètres d'essai supplémentaires comme superflus.

Eric Steffens Belga
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L'avis émane de l'administration de la ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder, et fait état de "risques importants et d'incertitudes". La ministre a reçu cet avis en juin, le jour où elle a donné son feu vert aux Tesla.

Le MOW estime notamment que le système est peu adapté aux conditions de circulation en Belgique. "Il a été constaté à plusieurs reprises au cours des tests que le système avait des difficultés à interpréter les panneaux de signalisation, le marquage au sol et plusieurs éléments d'infrastructure, comme des passages à niveau. Dans plusieurs cas, cela a entraîné des infractions aux règles de roulage ou des situations au cours desquelles le conducteur a dû intervenir."

Le cadre du test pose également problème, selon l'administration. "Certains scénarios n'ont pas été testés. (...) La sécurité du système et le niveau d'informations donné, en conditions réelles, à des conducteurs inexpérimentés n'ont pas encore pu être démontrés de façon satisfaisante." Le MOW critique également la fonction "offset" présente chez Tesla et qui permet de dépasser la vitesse maximale autorisée.

Annick De Ridder : "Aucune raison de procéder à des tests supplémentaires"

Le cabinet de la ministre a confirmé au Morgen qu'un accident s'était déjà produit avec une Tesla autonome. Une voiture roulant à faible allure serait entrée en collision avec un véhicule à l'arrêt au moment où le conducteur souhaitait reprendre le contrôle de l'engin à un rond-point, afin de tourner plus tôt que ce que le système avait prévu de faire. Interrogée ce mardi dans l'émission "De Ochtend" sur Radio 1, la ministre a affirmé qu'elle jugeait d'éventuels kilomètres d'essai supplémentaires comme superflus. Elle estime ainsi que le résultat des milliards de kilomètres parcourus par des véhicules autonomes dans le monde entier est suffisant, confirmant un nombre d'accidents "nettement inférieur" par rapport à des conducteurs humains. "Si j'avais été confrontée à un système dont j'aurais sincèrement pensé qu'il constituait un danger pour la sécurité routière, je n'aurais jamais accordé cette homologation", a-t-elle ajouté.

Selon Annick De Ridder, le rapport est bien plus nuancé que la manière "tendancieuse" dont il est présenté. Elle nie également avoir ignoré un avis critique. "La plainte que je reçois le plus souvent, c'est que le véhicule roule de manière très défensive", a-t-elle souligné. Elle rappelle encore qu'il s'agit avant tout d'un système d'aide à la conduite et que le conducteur au volant doit pouvoir reprendre le contrôle à tout moment.

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