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Le ministre de la Défense Theo Francken (archives)
Belgique
Defensie

La Belgique veut consacrer 2% de son PIB à la défense, pour la 2e année consécutive et jusqu'en 2029

La Belgique va consacrer 2% de son produit intérieur brut (PIB) à ses dépenses de défense pour la deuxième année consécutive en 2026, selon des estimations publiées mardi par l'Otan, à l'issue du premier jour de son sommet annuel à Ankara, en Turquie. Le ministre de la Défense Theo Francken a souligné que l'objectif de dépenses de défense de l'Otan est "particulièrement difficile dans le climat budgétaire actuel".

Anne François Belga
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Pendant plusieurs années, le budget de la défense belge a été inférieur à la cible de 2%, établie en 2014. L'année dernière, la Belgique a atteint ce seuil pour la première fois, à la virgule près. Selon les estimations de l'Alliance, ce chiffre restera au même niveau cette année. En termes absolus, les dépenses strictement militaires belges vont passer de 5,3 milliards de dollars en 2014 (0,97% du PIB) à environ 13 milliards de dollars en 2026 (aux prix et taux de change de 2021).

Tous les Etats membres ne respectent pas cette norme, selon ces mêmes estimations de l’Otan.

Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) signera ce mercredi, lors du sommet de l'Otan, un accord portant sur ce qu'il qualifie de "plus important achat d'équipement de défense de la législature".

"Il s'agit d'un accord de 3,1 milliards d'euros conclu avec les Pays-Bas pour le système de défense aérienne NASAMS, un système d'origine norvégienne", expliquait-il au micro de l'émission "De Ochtend" de Radio 1 (VRT). Ce système vise à renforcer la défense aérienne face à des menaces telles que les missiles de croisière et les drones.

Grâce à l'ensemble des acquisitions de défense réalisées par le ministre Francken au cours de cette législature, les dépenses de défense du pays ont atteint 2 % du PIB. L'Otan souhaite porter ce chiffre à 3,5 % d'ici 2035. "C'est particulièrement difficile compte tenu du climat budgétaire actuel. Si nous parvenons à maintenir ce niveau de 2 % tout au long de la législature, nous aurons accompli du bon travail. Toutefois, les Américains et d'autres continueront de nous rappeler cet objectif de 3,5 %."

Une feuille de route devra être élaborée pour atteindre cet objectif de l'Otan. "Nous nous y sommes engagés et cela devra se faire. Cependant, nous avions annoncé que nous maintiendrions le niveau de 2 % jusqu'en 2029. Nous verrons quelle sera l'ampleur de la pression, non seulement de la part des États-Unis, mais aussi d'autres nations européennes qui en font bien davantage."

Le système de défense aérienne NASAMS, d'origine norvégienne.

La Belgique participera à de nouveaux programmes

Le ministre de la Défense Francken a également indiqué mardi à Ankara que la Belgique signera une dizaine d'accords avec des partenaires industriels européens à l'occasion du Defense Industry Forum, organisé en marge du sommet annuel de l'Otan dans la capitale turque. En ouverture de ce forum sur l'industrie de défense, le chef de l'Alliance Mark Rutte a annoncé une série de nouveaux contrats d'armement devant un parterre de représentants industriels et diplomatiques. À cette occasion, le ministre Francken a été appelé sur scène à plusieurs reprises, illustrant une large participation belge aux nouveaux projets de l'organisation transatlantique.

Parmi ces accords se trouve notamment la contribution belge à l'acquisition de dix avions de reconnaissance GlobalEye du constructeur suédois Saab. Ces derniers seront destinés à remplacer la flotte vieillissante des Awacs, fabriqués par l'avionneur américain Boeing, d'ici 2030.

La Multinational MRTT Unit (MMU), dont la Belgique fait partie, a en outre annoncé l'acquisition d'un dixième Airbus A330. Ce dernier viendra ainsi renforcer cette flotte internationale d'avions de ravitaillement en vol et de transport, qui devrait compter, à terme, 12 appareils.

D’autre part, 7 pays de l'Alliance- à savoir la Belgique, la Croatie, la France, la Pologne, l'Espagne, la Turquie et le Royaume-Uni - ont lancé un nouveau projet multinational en vue de constituer une flotte d'Airbus A400M. Ces derniers serviront à faciliter le déplacement de moyens militaires sur tout le territoire de l'Otan, en temps de paix comme en période de crise. La Belgique, qui partage une flotte de huit appareils de ce type avec le Luxembourg, apportera son "expérience opérationnelle" au projet, a précisé le ministre Francken.

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