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Il y a eu 1.747 décès supplémentaires durant la canicule de juin, "la plus meurtrière de ces 30 dernières années"

Durant la vague de chaleur survenue entre le 18 juin et le 1er juillet, on a enregistré 1.747 décès de plus que la moyenne. Soit une surmortalité de 47,8%. C'est ce qu'indiquent les chiffres publiés ce mercredi par l’Institut de santé publique Sciensano. C’est surtout en Wallonie que la surmortalité est marquée. Selon Sciensano, il s'agit des chiffres de mortalité les plus élevés jamais enregistrés lors d'une vague de chaleur depuis le début des analyses en 2000.

Anne François Belga
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La semaine dernière, il était question de 1.222 décès supplémentaires entre le 18 et le 29 juin, mais il s'agissait de chiffres provisoires. Ces chiffres sont désormais revus à la hausse par Sciensano, qui inclut également les décès survenus jusqu'au 1er juillet.

C'est le sud du pays qui a été le plus durement touché, avec une surmortalité de 76% en Wallonie pour 31,4% en Flandre et 60,9% à Bruxelles. Les personnes âgées n'ont pas été les seules concernées puisque l'on remarque une surmortalité de 61,3% chez les personnes âgées de 15 à 64 ans.

Le week-end des 27 et 28 juin aura été particulièrement meurtrier, avec 641 décès le samedi (soit une surmortalité de 146,5%) et 632 le dimanche (143,1%). La fin du mois, un peu moins chaude, aura retrouvé un rythme d'environ 260 décès par jour.

Si une certaine surmortalité est attendue lors des vagues de chaleur (ou de froid), celle de juin 2026 "se distingue par son ampleur exceptionnelle", note Sciensano. "Il s'agit de la surmortalité la plus élevée enregistrée lors d'une vague de chaleur sur l'ensemble de la période analysée (depuis 2000), tant en valeur absolue (1.747 décès supplémentaires) qu'en valeur relative (+47,8%)."

Lors de la dernière grande vague de chaleur, en août 2020, la surmortalité avait été de 37,5% (557 décès supplémentaires). C'est la combinaison de trois facteurs qui explique le caractère exceptionnel de cet épisode caniculaire: sa durée, l'intensité des températures et les concentrations d'ozone. "Pour chacun de ces facteurs, cet épisode a atteint des niveaux particulièrement élevés."

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