Six mineurs ont été arrêtés dans le Limbourg à la mi-juin, soupçonnés d’avoir planifié une attaque contre leur école, la HAST, à Hasselt. Ces mineurs appartenaient tous au même groupe de discussion sur TikTok, où des menaces étaient proférées concernant notamment un incendie criminel et une attaque chimique visant l'établissement et des membres de l'administration. L'attaque aurait potentiellement pu avoir lieu quelques jours plus tard, annoncent ce lundi la police et le parquet du Limbourg.
Un attentat chimique contre l'école HAST à Hasselt déjoué grâce à l'interception de messages sur TikTok
Il y a quelques semaines, la police de la zone Limburg Regio Hoofdstad (LRH) a reçu un signalement de la part de la direction de l'école HAST à Hasselt. Elle avait appris l'existence d'un groupe TikTok au sein duquel des menaces d'attaques chimiques et d'incendies criminels étaient formulées. Le groupe faisait également référence à des fusillades en milieu scolaire, à des groupes extrémistes et à d'autres événements violents survenus par le passé.
Il s'est avéré que le groupe comptait plusieurs membres anonymes. Le parquet et la police sont intervenus immédiatement, lançant une enquête urgente pour identifier les membres. Ils ont été épaulés dans cette démarche par divers prestataires de services en ligne.
Six mineurs arrêtés en 24 heures
Le jour même, six mineurs - tous élèves du secondaire dans cette école - ont été identifiés et arrêtés. Ils sont poursuivis pour "menaces d'attentat". Les six suspects ont depuis lors comparu devant les juges de la jeunesse de Hasselt et de Tongres. Le parquet ne fait aucun commentaire supplémentaire, les personnes impliquées étant mineures.
L'enquête sur cet incident se poursuit sous la supervision du parquet, menée par la cellule "délinquance juvénile" de la zone de police LRH. "Grâce à notre rapidité d'action, le pire a peut-être été évité", ont déclaré la police et le parquet. "Le parquet a agi très vite pour obtenir les réquisitions formelles et les mandats d'arrêt nécessaires, ce qui nous a permis d'intervenir rapidement", explique Philip Pirard, chef de corps de la zone de police LRH.
Cette intervention rapide a permis d'empêcher que l'école ne soit potentiellement victime d'une attaque quelques jours plus tard. La police et le parquet soulignent tous deux que les menaces de ce type proférées en ligne sont prises très au sérieux. "Les jeunes doivent être pleinement conscients de la nature des groupes en ligne qu'ils rejoignent", déclare Anna Degraen, du parquet. "S'ils tombent sur des messages inacceptables, il est crucial qu'ils les signalent à la police", poursuit Degraen.
"Les jeunes - et la société dans son ensemble - doivent prendre conscience que la publication de messages extrémistes et de menaces est absolument inacceptable et entraînera des mesures appropriées de la part de la police et de la justice."
