Aller au contenu principal
Zuhal Demir veut s'assurer que le pourcentage de places réservées aux élèves néerlandophones soit encore bien proportionné.

Zuhal Demir veut réévaluer les règles de priorité pour l'enseignement néerlandophone à Bruxelles

La ministre flamande de l'Enseignement, Zuhal Demir (N-VA), prévoit de réévaluer la procédure d'inscription pour l'enseignement secondaire néerlandophone à Bruxelles. Elle souhaite notamment revoir la règle de priorité qui réserve 65% des places en première année secondaire aux élèves néerlandophones.

Anne François Belga
Publié:

Interrogée ce jeudi en commission du Parlement flamand par Griet Vanryckeghem (N-VA), la ministre a déclaré avoir de nouveau reçu cette année des témoignages de parents flamands qui ne parviennent plus à inscrire leurs enfants dans un établissement d'enseignement néerlandophone à Bruxelles. "Ce n'est évidemment pas l'objectif. Avec tout le respect, l'enseignement néerlandophone à Bruxelles est avant tout destiné aux Flamands de Bruxelles", estime Zuhal Demir.

La ministre souhaite dès lors réexaminer la règle de priorité qui réserve 65 % des places en première année du secondaire aux élèves néerlandophones. Tout d'abord, elle veut vérifier si les contrôles relatifs à la maîtrise du néerlandais par au moins un des parents sont adéquats.

Parallèlement, Zuhal Demir souhaite examiner si le seuil de 65 % est toujours suffisant. L'objectif est de discuter de cette évaluation au Parlement à l'automne prochain.

La ministre a également détaillé les investissements réalisés par le gouvernement flamand dans l'enseignement à Bruxelles. Depuis 2010, ils s'élèvent à 125 millions d'euros. Grâce à ces fonds, 5.600 places ont été créées dans le primaire et près de 2.000 dans le secondaire. Dans les années à venir, 1.900 places supplémentaires devront être créées dans le secondaire.

D’après la ministre Demir, le système de suivi des capacités prévoit un excédent d'environ 1.300 places dans l'enseignement secondaire général à Bruxelles d'ici 2030-2031. "Cela ne signifie pas pour autant que chacun pourra intégrer l'établissement de son choix. Il y aura toujours des établissements plus ou moins demandés", a précisé la ministre de l’Enseignement.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5