La police judiciaire fédérale de Louvain a démantelé jeudi un laboratoire de drogue à Geetbets, dans le Brabant flamand. Quatre suspects ont également été interpellés lors de perquisitions menées à Geetbets, mais aussi à Saint-Trond et Lummen dans le Limbourg, indique ce vendredi le parquet de Louvain. "Il s'agit de trois hommes âgés de 31, 39 et 58 ans et d'une femme de 49 ans", précise-t-il. "Ces interventions s'inscrivent dans le cadre d'une enquête en cours sur la production de drogues de synthèse".
Un important laboratoire de drogue démantelé à Geetbets : "De plus en plus de labos clandestins en Brabant flamand"
L'enquête a commencé début 2026 et, au cours des dernières semaines, les enquêteurs ont pu déterminer l'emplacement exact du laboratoire clandestin. Il a alors été décidé d'intervenir ce jeudi 18 juin, tôt le matin.
"Jeudi, dans un entrepôt isolé à Geetbets, les enquêteurs ont découvert un laboratoire industriel de fabrication de drogue", indique le parquet de Louvain. "L'installation était équipée de manière professionnelle et aménagée pour une production à grande échelle. Au total, quatre personnes ont été interpellées: à Geetbets, une femme de 49 ans et un homme de 58 ans, à Saint-Trond, un homme de 31 ans et à Lummen, un homme de 39 ans".
Les trois suspects de sexe masculin ont été présentés à un juge d'instruction. Ce dernier a placé les hommes âgés de 31 et 39 ans sous mandat d'arrêt pour fabrication illégale de stupéfiants. Ils comparaîtront mardi prochain en chambre du conseil, qui se prononcera sur la poursuite de leur détention. L'homme de 58 ans a été inculpé et remis en liberté sous des conditions strictes, tandis que la suspecte a été autorisée à quitter les locaux de la police après son interrogatoire.
Dangereux
"Les laboratoires clandestins de fabrication de drogue présentent de graves risques, tant en raison des processus chimiques qui s'y déroulent et qui comportent des risques d'explosion et d'incendie, qu'en raison des déchets toxiques issus de la fabrication de drogue que les criminels déversent souvent illégalement et qui ont un impact considérable sur les êtres humains, les animaux et l'environnement", a rappelé le parquet.
"La Police fédérale, par l'intermédiaire de son unité d'intervention Clanlab, s'est chargée des constats et du démantèlement en toute sécurité des installations illégales. La Protection civile a quant à elle assuré l'évacuation et la mise en sécurité du matériel clandestin et des produits chimiques présents sur place".
Brabant flamand stratégique
La police judiciaire fédérale de Louvain constate que le Brabant flamand apparaît de plus en plus souvent, ces dernières années, dans les enquêtes portant sur les laboratoires de drogues synthétiques.
"La situation stratégique de la province joue un rôle important à cet égard, avec, à proximité, de grands axes routiers tels que l'E314 et l'E40", explique la PJF. "Le cadre rural, avec ses fermes isolées et ses hangars qui offrent aux criminels la cachette dont ils ont besoin, rend également la région attrayante".
Signaler de façon anonyme
La police insiste donc sur l'importance de la vigilance citoyenne et des campagnes de prévention. En collaboration avec le parquet et le gouverneur du Brabant flamand, elle offre aux citoyens la possibilité de signaler de manière sûre et anonyme les plantations de cannabis, les laboratoires clandestins de drogue ou les déchets de stupéfiants.
"Vous pouvez le faire via le site web : www.anoniemdrugsmeldpuntvlaamsbrabant.be. Signaler rapidement toute situation suspecte peut s'avérer crucial pour détecter plus vite les laboratoires dangereux et limiter les risques pour le voisinage."
