Les Diables Rouges ont débuté leur campagne mondiale dans le groupe G en partageant l'enjeu 1-1 contre l'Egypte, lundi dans la canicule de Seattle. Emam Ashour marquait à la 19e minute pour l’Egypte. Il a fallu attendre la montée de Romelu Lukaku (photo) sur le terrain à la 66e minute de jeu pour que la Belgique puisse égaliser, 23 secondes plus tard, par l’entremise d’un own goal de Mohamed Hani dans un mouvement initié par le buteur belge.
Les Diables Rouges entament la Coupe du monde avec un partage contre l'Egypte, sauvés par Lukaku
Le sélectionneur Rudi Garcia, qui a reconduit l'équipe victorieuse de la Tunisie, avait aligné une défense à quatre avec Brandon Mechele et Timothy Castagne, laissant Arthur Theate et Maxim De Cuyper sur le banc. Chez les Egyptiens, l’entraineur Hossam Hassan avait opté sur un trio défensif avec le duo d'attaque très attendu Mo Salah-Omar Marmoush.
Le match démarrait de manière rugueuse, l'Egypte mettant les Belges sous une pression offensive audacieuse. Surpris dans un premier temps, les Diables se reprenaient et se procuraient la première occasion sur un mouvement collectif ponctué par un tir de Kevin De Bruyne passant de peu à gauche du but (8e). S'appropriant de plus en plus le ballon, les Belges mettaient en difficulté les relances égyptiennes. Mais Salah se créait alors un espace plein axe avant de servir à l'entrée de la surface Ashour (photo), qui envoyait le ballon du droit (19e, 0-1) dans les filets de Thibaut Courtois.
Après avoir pris l'avantage, les Égyptiens se repliaient légèrement, laissant l'initiative aux Belges. Bien qu’ils aient alors monopolisé le ballon, les Belges parvenaient difficilement à trouver des espaces libres chez leurs adversaires défendant parfois à six. Ils pouvaient par contre compter sur une superbe détente de Thibaut Courtois, qui arrêtait une frappe lourde de Mostafa Ziko (33e). Les Diables parvinrent à déstabiliser la défense adverse, mais Jérémy Doku ne réussit pas à concrétiser un but avant la mi-temps.
La seconde mi-temps débutait avec de nouvelles occasions égyptiennes, mais les Diables parvinrent à contrer les tentatives dans la surface de Mohnad Lasheen et Ziko. Les Egyptiens manquaient le coup du K.O. par Ashour (55e) et Marmoush, gêné par Nathan Ngoy au moment de tirer (60e). A côté cela, le coup franc sur le poteau de Kevin De Bruyne (53e) et la reprise de volée de Youri Tielemans (62e) ne pesaient pas lourd.
La Belgique semblait en sursis lorsqu’un frisson secoua littéralement tout le stade Lumen Fiel : Romelu Lukaku venait de monter sur le terrain, à la 66e minute de jeu. Pas plus de 23 secondes plus tard, le buteur belge changeait le cours du match: sur un centre de Thomas Meunier, Lukaku s'engouffrait dans la défense égyptienne et Mohamed Hany, qui le suivait de près, déviait le ballon dans son propre but (66e, 1-1).
Portés par leur égalisation, les Diables Rouges étaient bien plus tranchants. Sur un centre de Tielemans, Mechele voyait cependant sa reprise de la tête décroisée repoussée par Oufa Shobeir (83e). La Belgique continuait à pousser, mais même une nouvelle tentative de Lukaku de marquer de la tête, sur un centre de Nicolas Raskin (87e), n’aboutissait pas dans les filets égyptiens. Les Diables Rouges devaient donc se contenter d’un match nul 1-1 pour leur entrée dans le Mondial.
"Victoire obligatoire" contre l'Iran
"La victoire sera obligatoire" contre l'Iran, réagissait lundi soir le sélectionneur de l'équipe nationale belge à l’issue du partage avec l’Egypte. "Nous respectons l'Iran, mais nous aurons besoin d'une victoire", commentait Rudi Garcia en conférence de presse. "La Belgique et l'Égypte sont les deux meilleures équipes du groupe selon beaucoup d'observateurs. Il n'y a pas de match facile en Coupe du monde. Regardez l'Espagne, qui a partagé avec le Cap-Vert. Nous n'avons pas perdu aujourd'hui et tout reste ouvert dans le groupe. Rien n'est joué, mais nous aurions préféré prendre les trois points. Nous partons avec un seul, mais c'est la même chose pour l'Égypte.".
Le sélectionneur a également évoqué la chaleur (30°C environ), qui pourrait avoir joué un rôle dans la rencontre du jour. La pause hydratation a permis à Garcia de "faire des ajustements, car il en fallait après 22 minutes. Mais la chaleur n'est pas une excuse. Si nous avions gagné le match, je vous aurais dit la même chose."

