Le Manneken Pis - statuette emblématique de la Ville de Bruxelles - a brièvement cessé d'uriner lundi à 18h, à l'occasion du lancement de la Semaine mondiale de la continence. À travers ce geste symbolique et une campagne, des médecins et associations de patients veulent attirer l'attention sur les problèmes d'incontinence, un trouble urinaire courant qui reste encore très tabou à l'heure actuelle.
Le Manneken Pis cesse brièvement d'uriner à l'occasion de la Semaine de la continence
Avec le slogan "L'urgence est réelle", les experts invitent les personnes souffrant d'incontinence à ne pas ignorer leurs symptômes et à consulter un médecin à temps. En Belgique, plus de 600.000 personnes souffrent à un moment ou à un autre d'une forme de cette affection.
Or, de nombreux patients attendent des années avant d'en parler à un professionnel de la santé, soit par honte ou parce qu'ils pensent que ces symptômes "font partie du processus de vieillissement". En moyenne, il faut six ans avant qu'une personne souffrant d'incontinence ne consulte un médecin à ce sujet. "Parmi les personnes de plus de 50 ans souffrant d'incontinence urinaire, jusqu'à 40% ne consultent jamais de médecin", précisent les experts.
Les conséquences de l'incontinence peuvent cependant être lourdes. Les patients affectés sont plus souvent en proie à l'anxiété et la dépression, évitent les activités sociales, organisent leur vie en fonction de ce trouble, et présentent davantage de risques d'absentéisme.
Les urologues soulignent qu’il existe pourtant des traitements. "Il est important que les patients sachent qu'ils ne sont pas seuls et qu'il existe des solutions", précisent les spécialistes.
