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Le scanner cérébral offre une résolution vingt fois supérieure à celle d’un PET-scan classique.

Première mondiale à l'UZ Leuven : un PET-scan révolutionne le dépistage précoce des maladies neurologiques

Les médecins de l’UZ Leuven peuvent désormais détecter beaucoup plus tôt les signes de maladies neurologiques telles que la Maladie de Parkinson, la Démence ou la Sclérose latérale amyotrophique grâce à un nouveau PET-scan. Cet appareil produit des images extrêmement détaillées du cerveau, permettant de mettre en évidence des modifications avant même l'apparition des premiers symptômes. "C'est comme lorsqu'une personne myope met des lunettes pour la première fois : tout un monde s'ouvre à elle."

Eric Steffens
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L’UZ Leuven est le premier hôpital au monde à utiliser le nouveau PET-scan "NeuroExplorer" chez des patients. Selon les chercheurs, les premiers résultats montrent que l’appareil est nettement plus performant que les générations précédentes.

"Ce scanner offre une résolution vingt fois supérieure à celle d’un PET-scan classique. C’est comme lorsqu’une personne myope met des lunettes pour la première fois : tout un monde s’ouvre à elle", explique Koen Van Laere, chef du service de médecine nucléaire de l’UZ Leuven.

Cette image illustre la différence entre un PET-scan classique (en haut) et le "NeuroExplorer"

"Le NeuroExplorer fournit des images beaucoup plus précises, ce qui nous permet d’examiner le cerveau et la région du cou avec un niveau de détail inédit. Nous pouvons désormais observer des anomalies dans de très petits noyaux cérébraux ainsi que dans le tronc cérébral, ce qui n’était possible avec aucune autre technique d’imagerie jusqu’à présent."

Intervenir plus tôt

Pour les patients, cette avancée pourrait faire une différence considérable. De nombreuses maladies neurologiques commencent en effet à se développer plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes. Lorsque surviennent les troubles de la mémoire, les tremblements ou les difficultés motrices, des modifications importantes du cerveau sont souvent déjà présentes.

Grâce à ce nouveau PET-scan, les médecins espèrent détecter ces changements à un stade beaucoup plus précoce.

"Les neurochirurgiens peuvent alors intervenir plus rapidement. Nous avons déjà de nombreux exemples de patients qui en ont bénéficié, notamment parce que de très petites tumeurs ont pu être identifiées et traitées à temps", souligne le Pr Van Laere.

Jusqu’à présent, nous ne pouvions observer ce niveau de détail dans le cerveau qu’après le décès.

Koen Van Laere, chef de service de médecine nucléaire à l'UZ Leuven

"Jusqu’à présent, nous ne pouvions observer ce niveau de détail dans le cerveau qu’après le décès. Il est évidemment préférable de disposer de ces informations le plus tôt possible au cours de la maladie plutôt qu’à un stade aussi tardif."

Le Professeur Koen Van Laere, chef de service de médecine nucléaire à l'UZ Leuven

Cette technologie pourrait également accélérer le développement de nouveaux médicaments. Les chercheurs sont en mesure d’observer directement les effets d’un traitement sur le cerveau, ce qui permet d’identifier plus rapidement les thérapies efficaces et celles qui ne le sont pas.

Pas uniquement pour les maladies neurologiques

Si les principales attentes concernent les affections neurologiques, le scanner est également testé dans d’autres domaines. Au total, une trentaine de projets de recherche sont actuellement en cours à Louvain, notamment auprès de patients atteints de tumeurs, de troubles du mouvement ou de maladies inflammatoires.

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Le "NeuroExplorer" explore le cerveau avec un niveau de détail inédit.

Le nouvel appareil pourrait même apporter un éclairage inédit sur certaines pathologies psychiatriques.

"Nous espérons pouvoir étudier des noyaux cérébraux impliqués dans les troubles psychiatriques. Dans la Schizophrénie, par exemple, le thalamus — véritable gare de triage du cerveau — présente des dysfonctionnements. Cette région est désormais visible et pourrait nous fournir des informations précieuses", indique encore Koen Van Laere.

Les chercheurs cherchent également à mieux distinguer les modifications cérébrales liées à une maladie de celles qui relèvent du vieillissement normal. C’est pourquoi des volontaires en bonne santé participent eux aussi aux études, afin d’affiner la définition de ce qu’est un cerveau "normal".

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