Le gouvernement flamand est prêt à débloquer 119 millions d'euros de subsides pour ancrer l'usine de Volvo Cars à Gand (Flandre orientale), alors que le groupe suédois cherche à rationaliser ses usines européennes, écrivient samedi les journaux De Tijd, L'Echo et Het Laatste Nieuws. Une déclaration d'intention en ce sens a été envoyée par le ministre-président flamand Diependaele au siège de Volvo, à Göteborg en Suède.
La Flandre propose jusqu'à 119 millions d'euros à Volvo Cars pour sauver l'usine de Gand
Sous l'impulsion de Matthias Diependaele, le gouvernement flamand a puisé dans l'ensemble de ses dispositifs d'aide. L'enjeu est clair: convaincre Volvo Cars d’investir dans les années à venir les milliards d'euros nécessaires pour poursuivre la modernisation du site gantois.
Jusqu'à 119 millions d'euros de soutien public sont ainsi prêts du côté flamand. Une manière aussi de répondre aux préoccupations du CEO de Volvo Cars, Hakan Samuelsson, qui juge l'usine de Gand trop coûteuse.
Le dispositif de subventions comprend trois volets. Un premier fonds de 30 millions d'euros est destiné aux investissements dans l'efficacité énergétique et les processus de production circulaire. Par ailleurs, le constructeur automobile suédo-chinois peut recevoir jusqu'à 80 millions d'euros pour soutenir l'innovation, notamment dans les domaines des batteries et de la numérisation. Ce montant sera versé sur 10 ans. Enfin, 9 millions d'euros ont été alloués à des projets de formation pour le personnel.
Matthias Diependaele souligne que ce soutien n'est pas automatique. "Il ne s'agit pas d'un chèque en blanc. Le soutien ne sera accordé que lorsque les investissements seront effectivement réalisés".
Entretemps, les différents niveaux de pouvoir du pays ont mis sur pied une task force pour soutenir le site gantois et ses 6.500 travailleurs, précisait le journal L'Echo.
La production a repris vendredi soir
La grève qui durait depuis mardi dernier chez le fournisseur Plasman a cessé en fin de semaine dernière. La production a donc pu reprendre vendredi sur le site de Volvo, où 4.000 ouvriers environ étaient en chômage économique. L’équipe de nuit s’est mise au travail à 19h35.
Le personnel de Plasman protestait après avoir appris qu'une nouvelle commande ne reviendrait finalement pas à la société gantoise. Vendredi les travailleurs se sont prononcés sur un accord social. Bien que seulement 44% des employés de Plasman aient voté en faveur de la proposition, l'accord a été accepté parce qu’un nombre insuffisant de travailleurs s'est prononcé pour la poursuite de la grève.

