Suspendu une partie de la nuit de lundi à mardi en raison d'une grève spontanée de contrôleurs aériens, le trafic des avions a repris ce mardi à 07h00 à Bruxelles, a indiqué, à l'agence de presse Belga, Skeyes, l'entreprise publique chargée du contrôle du trafic aérien. La reprise n'est par contre prévue qu'à 09h30 à Liège, Charleroi et Ostende.
Après une grève spontanée des contrôleurs aériens, le trafic reprend à Zaventem, une trentaine de vols annulés à l'aéroport de Charleroi
Brussels Airport a confirmé que le trafic aérien avait repris. Environ 25 vols au départ accusent un retard de une à deux heures, selon un porte-parole de l'aéroport. De plus, deux vols à destination de Brussels Airport ont dû être déviés vers d'autres aéroports.
La grève spontanée de contrôleurs aériens a aussi perturbé le trafic de fret aérien mais l'ampleur des perturbations n'était pas encore claire à ce stade. Plusieurs employés des tours de contrôle des aéroports de Liège et de Charleroi ont interrompu la nuit dernière les opérations de gestion du trafic, à la suite de la négociation d'un accord avec les syndicats concernant le futur centre de contrôle numérique de Namur. L'action a ensuite été suivie dans les autres entités de contrôle aérien de Skeyes.
Le mouvement de grogne a contraint le gestionnaire du trafic aérien à suspendre le trafic dans la nuit.
Une trentaine de vols annulés à l'aéroport de Charleroi
Une trentaine de vols partant de l'aéroport de Charleroi (BSCA) ou arrivant à celui-ci ont été annulés mardi matin à la suite du mouvement de grève d'une partie du personnel de l'entreprise Skeyes, qui assure le contrôle aérien, a indiqué la porte-parole de BSCA.
Les autres vols programmés sont pour l'heure retardés.
A Charleroi, le mouvement de grève devrait avoir des répercussions jusqu'à 9h30, heure où le trafic aérien devrait reprendre. Selon la porte-parole de BSCA, les équipes de l'aéroport essaient de trouver des solutions pour gérer le problème de place qui se posera alors sur le tarmac de l'aéroport, entre les avions qui n'auront pas encore décollé et ceux qui devront atterrir.
"On essaie de pouvoir en déplacer. Mais normalement, ce genre d'opérations se fait avec l'aide des contrôleurs aériens", a-t-elle indiqué.
Selon la porte-parole, la situation provoque des afflux inhabituels de passagers dans le terminal mais pour l'heure la situation reste calme.
"L'objectif à ce niveau est vraiment d'être prêt pour 9h30 lorsque le trafic pourra reprendre", a-t-elle encore expliqué.
