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La Belgique applique des règles plus strictes aux étudiants non-européens : ils devront prouver plus vite qu'ils progressent dans leurs études

Dès ce 1er juin, des conditions plus strictes seront appliquées aux étudiants non-européens qui souhaitent étudier en Belgique ou prolonger leur séjour étudiant. La mesure a été annoncée par la ministre à l’Asile et la Migration, Anneleen Van Bossuyt. Les étudiants étrangers devront démontrer leur progression dans leurs études plus rapidement et ne pourront plus changer de filière chaque année. L'objectif est de lutter contre les abus concernant le statut d'étudiant, sans pour autant fermer la porte aux talents internationaux, précise la ministre.

Anne François Belga
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Les exigences vis-à-vis des étudiants non-européens sont dorénavant renforcées, notamment pour les formations de graduat et de bachelier : après deux années académiques, ces étudiants étrangers doivent avoir obtenu au moins 60 crédits, puis au moins 40 crédits supplémentaires par an. Pour les formations de master, les masters de spécialisation, les certificats et les doctorats, des limites plus claires sont également fixées quant à la durée maximale des études. Il devient ainsi plus difficile de changer fréquemment de domaine d’études et, par conséquent, de prolonger artificiellement son séjour.

De plus, un étudiant qui souhaite s'inscrire dans un troisième domaine d'études au cours des trois premières années de son séjour, alors qu'il n'a pas obtenu de diplôme dans les deux domaines précédents, se verra refuser la prolongation de son permis de séjour. De même, ceux qui, après des études supérieures, passent sans succès à un cursus de niveau académique inférieur seront soumis à une évaluation plus stricte.

En 2025, quelque 400 étudiants n'ont pas reçu de prolongation de leur visa parce qu'ils n'avaient pas obtenu suffisamment de crédits ou avaient changé trop souvent de domaine d'études. Ces refus représentent pas moins de 36 % de l'ensemble des prolongations refusées. Un durcissement s'imposait donc, estime Anneleen Van Bossuyt (photo).

"Étudier en Belgique n'est pas un tourniquet. Ceux qui échouent, recommencent, changent à nouveau de filière et prolongent artificiellement leur séjour année après année, doivent savoir qu'il y a des limites. C'est sévère, mais aussi juste vis-à-vis des nombreux étudiants qui, eux, fournissent des efforts et obtiennent des résultats."

La ministre à l'Asile et la Migration Anneleen Van Bossuyt

Conditions plus strictes pour les écoles de musique et de commerce

Parallèlement, les conditions d'obtention d'un visa pour suivre une formation dans un établissement non agréé sont également renforcées. Il s'agit d'établissements qui ne sont pas reconnus par les autorités compétentes et qui ne sont pas soumis au contrôle officiel de qualité et d'accréditation, comme les écoles de musique ou de danse classique.

Mais cela concerne également les établissements non reconnus qui proposent des formations très similaires à celles dispensées dans l'enseignement supérieur reconnu, comme certaines écoles de commerce. Selon la ministre Van Bossuyt, ces écoles offrent moins de garanties quant au niveau et à la qualité de l'enseignement, ainsi qu'à la valeur des diplômes délivrés.

L'année dernière, près de 14.000 étudiants non-européens ont déposé une première demande de visa pour étudier en Belgique. Environ 82 % des demandes concernant des établissements reconnus ont été approuvées. Pour les établissements non reconnus, ce taux d'approbation n'était que de 51 %.

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