En l’espace de moins d’une heure samedi après-midi, le photographe Dirk Leemans, basé à Louvain (Brabant flamand), a vu son studio se remplir d’eau et de boue. Presque tout son matériel professionnel et ses effets personnels ont été perdus. Malgré le désespoir, il dit toutefois éprouver de la gratitude face à l’élan de solidarité des bénévoles dont il a bénéficié.
À Louvain, un photographe perd le travail de toute une vie dans les inondations soudaines de samedi
L’inondation est survenue de manière inattendue samedi. Comme le studio est en partie situé sous le niveau de la rue, l’eau a pu s’y engouffrer très rapidement et atteindre plusieurs niveaux. Les espaces où se trouvaient les équipements les plus précieux ont été particulièrement touchés.
Une montée des eaux en un temps record
Selon le photographe, l’ensemble de l’espace de travail était presque entièrement sous eau en moins d’une heure. « La moitié du studio était inondée, mais dans les pièces situées en contrebas, où se trouve tout mon matériel, l’eau est montée jusqu’au plafond », explique Dirk Leemans. "Les ordinateurs, écrans, disques durs et projecteurs professionnels ont été totalement endommagés."
Les espaces de stockage et les caves n’ont pas non plus été épargnés. "On y trouvait non seulement du matériel de travail, mais aussi des effets personnels : valises, équipement sportif, jouets pour les enfants… pratiquement tout a été perdu", ajoute-t-il.
Des dégâts estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros
Le photographe n’est pas encore en mesure d’évaluer précisément les dégâts, mais il redoute le pire. "On parle de plusieurs centaines de milliers d’euros", confie-t-il.
Entre-temps, tout le contenu du studio est entreposé à l’extérieur, recouvert de boue. Ce qui était autrefois un atelier entièrement équipé n’est plus qu’un amas d’objets inutilisables. "Ce ne sont pas seulement les équipements visibles qui sont perdus, mais aussi des installations essentielles", précise-t-il. "Le compteur électrique, l’installation de gaz et l’onduleur des panneaux solaires doivent tous être remplacés."
Une catastrophe sans précédent
Si le studio avait déjà connu par le passé quelques épisodes d’infiltration d’eau, ceux-ci se limitaient à quelques centimètres. "C’était déjà difficile, mais ce qui s’est passé maintenant est sans précédent. Tout ce que j’avais a disparu", dit-il.
Sa maison, située au-dessus du studio, a en revanche été épargnée, lui permettant de conserver ses biens essentiels comme ses vêtements. Mais sur le plan professionnel et matériel, la perte est totale.
Un élan de solidarité réconfortant
Malgré ce choc, le photographe insiste surtout sur la solidarité dont il a bénéficié ces derniers jours. Des amis et des bénévoles se sont mobilisés en masse pour nettoyer le studio.
À l’aide de nettoyeurs haute pression, la boue a été évacuée et les lieux ont pu être rendus accessibles en peu de temps. "En deux jours, tout a été nettoyé. Sans cette aide, cela aurait été impossible", reconnaît-il avec gratitude.
Le chemin vers la reconstruction reste long, mais ce soutien lui donne la force de recommencer.
En Wallonie, les averses exceptionnelles ont causé des dégâts
En Wallonie, des pluies historiques se sont abattues sur les régions de l'est de Charleroi, de la Basse-Sambre et du sud du Brabant wallon.
En province de Namur, les communes les plus touchées sont Jemeppe-sur-Sambre, Sambreville et Sombreffe. Les réseaux d'égouttage ont été rapidement saturés, des cours d'eau sont sortis de leur lit et des rues se sont transformées en rivières. Des coulées de boue ont également surgi des champs un peu partout. Les habitants de Jemeppe-sur-Sambre constatent les dégâts.

