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L'entreprise chimique BASF à Anvers

Un ancien chef d’équipe de BASF condamné pour harcèlement et violences envers un jeune employé

Le tribunal correctionnel d’Anvers a condamné jeudi un ancien chef d’équipe du groupe chimique BASF à une peine de travail de 160 heures pour avoir harcelé un jeune employé pendant deux ans, l’avoir traité de manière dégradante et lui avoir même fait subir des actes violents. Il a été condamné à une peine plus lourde que celle requise par le parquet.

Eric Steffens
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La victime avait déposé plainte fin 2021 après que son supérieur, lui avait placé un sac en plastique sur la tête et tenté de l’étrangler. L’employé, alors âgé d’une vingtaine d’années, travaillait depuis deux ans dans l’équipe dirigée par le prévenu et avait été régulièrement la cible de remarques blessantes, de dénigrements et de brimades.

Entendu par les enquêteurs, le prévenu a reconnu que des « plaisanteries » étaient parfois faites au sein de son équipe, et pas uniquement à l’encontre de la victime. Selon lui, cela relevait de la dynamique de groupe, dans laquelle chacun cherchait à surpasser les autres. En tant que chef d’équipe, il participait lui-même à ces comportements. Il a affirmé avoir voulu, par ces méthodes, "faire de la victime un meilleur employé".

Le substitut de l’auditeur du travail avait requis une peine de travail de 120 heures. La défense contestait uniquement la qualification de traitement dégradant, mais le tribunal a également retenu cette infraction. Les juges n’ont pas suivi l’argument selon lequel le prévenu aurait été entraîné par la dynamique de groupe : "L’initiative des faits revenait principalement au prévenu. Il lui appartenait, en tant que supérieur hiérarchique, d’accueillir et de former les nouveaux arrivants. Il ne s’est pas acquitté correctement de cette mission".

L’ancien chef d’équipe avait sollicité une suspension du prononcé, mais le tribunal a estimé que les faits étaient trop graves. Il a été condamné à une peine de travail de 160 heures ainsi qu’à une amende de 4.800 euros. Le prévenu a entre-temps indemnisé la victime.

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