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En Europe, ce petit poisson vit en principe le long des côtes atlantiques du Portugal, de l'Espagne et de la France

Le poisson-limace à collier observé pour la première fois dans la partie belge de la mer du Nord

Des chercheurs ont découvert une nouvelle espèce de poissons dans la partie belge de la Mer du Nord: la Blennie pilicorne, poisson-limace à collier (Parablennius pilicornis). C'est ce qu'ont annoncé mercredi Natuurpunt et l'Institut flamand de recherche scientifique marine (Vlaams Instituut voor de Zee, Vliz).

Eric Steffens Belga
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Ce petit poisson a été observé à l'automne dernier à bord du navire de recherche "Simon Stevin", lors d'une campagne du Vliz visant à entretenir le réseau de capteurs en mer. Les capteurs sont placés sur le fond marin dans des cadres spéciaux. Lorsqu'un cadre-capteur est récupéré après quatre à six mois, il est abondamment recouvert de balanes, de moules et de polypes d'hydroïdes. Dans les fissures et les cavités, on trouve des crabes et des poissons tels que le poisson-limace à cornes, la gonelle et le congre.

Un petit poisson-limace de cinq centimètres de long se trouvait sur un cadre récupéré près de l'épave du Garden City, à environ 46 kilomètres au large.

L'animal présentait des cornes clairement visibles, mais le motif sur sa tête et ses flancs ne correspondait pas à celui du poisson-limace à cornes. Il s'agissait donc d'un poisson-limace à collier, une nouvelle espèce en Belgique. Presque simultanément, l'espèce a été identifiée pour la première fois aux Pays-Bas lors d'une plongée sur épave à environ 20 kilomètres au large de Callantsoog.

Le réchauffement de l'eau de mer, conséquence du changement climatique, crée des conditions plus favorables aux espèces thermophiles.

Le poisson-limace à collier est lié à des substrats durs en eaux peu profondes. C'est dans ce type de biotope, en Méditerranée occidentale et centrale, que l'on trouve cette espèce. En Europe, ce petit poisson vit le long des côtes atlantiques du Portugal, de l'Espagne et de la France. On l'observe également au Royaume-Uni depuis 2007.

Tout comme d'autres espèces marines, les poissons présentent un déplacement vers le nord. Le réchauffement de l'eau de mer, conséquence du changement climatique, crée des conditions plus favorables aux espèces thermophiles. Il est possible que l'infrastructure artificielle croissante (épaves, éoliennes et autres infrastructures offshore) constitue un substitut approprié au substrat naturellement dur. Pour les espèces qui en dépendent, la Mer du Nord, avec ses bancs de sable, constitue une barrière.  

Ce petit poisson a été observé à l'automne dernier à bord du navire de recherche "Simon Stevin".

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