Le gouvernement bruxellois a activé jeudi la procédure de tutelle coercitive envers la commune de Saint-Josse, a-t-il indiqué dans un communiqué. La commune présente un déficit supérieur à 30 millions d'euros. Cette procédure est une première depuis 1976.
Le gouvernement bruxellois amorce la tutelle coercitive envers la commune de Saint-Josse
La procédure prévoit l'envoi d'avertissements formels à la commune, lui demandant de prendre des mesures, puis, si les irrégularités persistent, la désignation d'un commissaire spécial chargé de veiller à la remise en état des finances.
Emir Kir conteste les informations sur la santé financière de sa commune
Le bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir, a contesté mercredi les informations à propos de la santé financière de sa commune. Il reproche à la Région bruxelloise ne pas avoir donné suite au rapport qu'il a envoyé au début de l'année en réponse aux griefs qui lui sont imputés.
"La situation a changé. On a voté encore récemment les comptes de 2024. Au lieu d'avoir 14 millions de déficit, on est à 11 millions. La semaine passée, j'étais avec mon receveur : les informations qui nous ont été livrées montrent qu'au lieu d'avoir 16 millions d'euros de déficit en 2025, on devrait se situer à 5,35 millions. Au total, c'est loin des 30 millions d'euros. Ça devrait tourner autour des 17 ou 18 millions d'euros", assure Emir Kir interrogé par BX1.
Au mois de janvier, la commune a remis à l'administration régionale un volumineux rapport. Elle n'a toujours pas reçu d'accusé de réception, affirme le bourgmestre qui met en avant l'absence de recours à une aide de la Région : "en 24 ans, nous n'avons pas demandé un euro à la Région en termes de solidarité".

