Les victimes tuées dans la collision entre un train et un bus à Buggenhout (Flandre orientale) mardi sont le conducteur de 49 ans, une accompagnatrice de 27 ans et deux enfants de 12 et 15 ans, a annoncé le parquet lors d'une conférence de presse. Cinq autres enfants, grièvement blessés, ont été transportés à l'hôpital et leur état est désormais stabilisé.
Un bus scolaire percuté par un train à Buggenhout : quatre morts dont deux enfants
"Le bilan est particulièrement lourd", a déclaré Lisa De Wilde, porte-parole du parquet de Flandre orientale. "On dénombre quatre victimes. Il s'agit du conducteur de la camionnette, âgé de 49 ans, d'une accompagnatrice de 27 ans, ainsi que de deux enfants âgés de quinze et douze ans".
Le parquet a ouvert une enquête. Un expert en circulation a été désigné pour faire la lumière sur les circonstances précises de l'accident.
"Ce que nous savons à ce stade, c'est que la barrière (du passage à niveau) était fermée et que le feu rouge était allumé", a-t-elle souligné.
Ce mardi, vers 08h00, un minibus scolaire de l'établissement d'enseignement secondaire spécialisé Richtpunt a été percuté par un train à un passage à niveau à Buggenhout (Flandre orientale). Le train circulait à une vitesse d'environ 120 km/h. La phase communale du plan d'urgence a immédiatement été déclenchée.
Infrabel : "Les barrières étaient baissées et les feux étaient au rouge"
Les images des caméras de surveillance montrent que le passage à niveau était fermé au moment de l’impact. C’est ce qu’a confirmé Thomas Baeken, porte-parole d’Infrabel. "La collision s’est produite à 8h08. Les images montrent que les barrières étaient baissées et que les feux de signalisation étaient au rouge. Nous ignorons donc comment l’accident a pu se produire. C’est à la police et au parquet d’en déterminer les circonstances", explique-t-il.
"Nous collaborons évidemment à cette enquête, car nous voulons comprendre comment ce dramatique accident a pu se produire."
L’accident s’est produit à environ un kilomètre de la gare de Buggenhout. "Le train était donc déjà en phase de ralentissement. Le conducteur a actionné le frein d’urgence, mais n’a pas pu éviter la collision."
Des dégâts matériels ont également été constatés sur l’infrastructure ferroviaire. "Mais cela reste secondaire. Nos pensées vont avant tout aux victimes, à leurs familles et à leurs proches."
Le trafic ferroviaire est actuellement perturbé. "La circulation des trains est interrompue entre Londerzeel et Dendermonde dans les deux sens. Cette perturbation devrait durer encore un certain temps. La SNCB a toutefois mis en place des bus de remplacement", précise encore Infrabel.
Les ministres fédéraux et régionaux ont réagi avec effroi et tristesse
Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin (MR) a fait part de sa "profonde tristesse". "Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. Je souhaite beaucoup de courage aux blessés. Je remercie nos services de secours pour leur intervention rapide sur place", a posté le ministre sur les réseaux sociaux. "Il n'y a pas de mots" pour qualifier cette collision, a ajouté la ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V). Adressant ses condoléances aux victimes et à leurs proches, elle souligne que le parquet est saisi de l'affaire.
Le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), a adressé toutes ses pensées aux victimes, ainsi qu'à leurs familles et au chauffeur et personnel SNCB du train impliqué. Une enquête judiciaire devrait être ouverte et les autorités compétentes devraient communiquer prochainement à ce sujet, confirme son cabinet. Le ministre lui-même est actuellement en déplacement en France pour une journée d'étude consacrée à l'hydrogène blanc.
Le ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA) qualifie la nouvelle d'effroyable. La ministre régionale de la Mobilité, Annick De Ridder, s'est dite bouleversée. Sa collègue de l'Éducation, Zuhal Demir (N-VA), déplore une nouvelle "déchirante". Tous adressent leurs pensées aux victimes et à leurs proches.

