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Maria, de Retie, et Elena, réfugiée ukrainienne, forment un duo linguistique depuis un an.

Retie cherche des bénévoles pour apprendre le néerlandais aux personnes non néerlandophones

La commune de Retie (province d'Anvers) recherche des bénévoles pour pratiquer le néerlandais avec des personnes allophones. Les personnes intéressées pouvaient se rendre au centre communautaire GC Den Dries lors d’une soirée de rencontre afin de mieux découvrir le projet de "binôme linguistique" et de faire connaissance avec d’autres participants. Cette rencontre permettait notamment aux personnes qui n’avaient pas encore de partenaire linguistique de trouver un interlocuteur.

Eric Steffens
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Mardi soir, au centre communautaire GC Den Dries à Retie, les personnes intéressées ont pu découvrir plus en détail, le projet de "binôme linguistique". Celui-ci consiste à mettre en relation des personnes allophones avec un interlocuteur néerlandophone, afin de pratiquer le néerlandais de manière accessible et informelle. Il existe actuellement une liste d’attente pour les personnes allophones à la recherche d’un partenaire de conversation.

"Nous comptons actuellement 16 participants actifs. Nous espérons que le projet pourra encore se développer. Nous voulons surtout encourager les bénévoles néerlandophones à s’y engager. Cela peut aussi passer par de petites activités, afin de ne pas créer trop de pression", explique l’échevine de la Culture Nathalie Adriaensen (Nieuw Retie).

Khaled et François se retrouvent deux fois par mois pour aller marcher tout en discutant en néerlandais.

Khaled, qui vit en Belgique depuis un an et demi, a ainsi appris à parler plus couramment le néerlandais au cours de l’année écoulée grâce à son binôme François. "Je me suis inscrit parce que j’aimerais commencer des études à la haute école Thomas More en septembre. Il m’a fallu deux mois avant de trouver un partenaire, mais c’est ainsi que j’ai rencontré François. Nous allons maintenant régulièrement nous promener ensemble."

Trouver le "bon binôme"

"Nous voulons associer les interlocuteurs à des personnes ayant un profil similaire", explique l’échevine Nathalie Adriaensen. "Pour une famille avec de jeunes enfants, nous cherchons par exemple une autre famille similaire. Ils peuvent ainsi faire des activités ensemble, comme aller au parc."

Lors de la soirée de rencontre, participants et personnes intéressées ont pu échanger leurs expériences et mieux découvrir le projet. Maria et Elena (sur la photo en haut) sont désormais partenaires linguistiques depuis un an et ont développé une véritable amitié. "Une bonne mise en tandem est essentielle, car on préfère toujours parler avec quelqu’un qu’on apprécie."  

Entre-temps, Maria est aussi devenue ma psychologue et ma muse.

Elena, réfugiée ukrainienne.

Elena, originaire d’Ukraine, parlait à peine le néerlandais il y a un an. "Il a fallu longtemps avant qu’ils trouvent quelqu’un ayant assez de patience pour m’apprendre la langue. C’est ainsi que j’ai rencontré Maria", raconte-t-elle en souriant.

"Entre-temps, elle est aussi devenue ma psychologue et ma muse." "Le courant est tout de suite passé. Depuis, nous parlons de tout et de rien, y compris de sujets très personnels qui restent entre nous. Nous essayons de nous voir toutes les deux semaines, mais le projet laisse beaucoup de liberté", ajoute Maria.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire auprès du centre social (Sociaal Huis) ou de la bibliothèque de Retie.

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