En réaction au conflit israélo-palestinien, l'Université de Gand a l’intention de se retirer simultanément des cinq derniers projets Horizon "problématiques" menés avec des partenaires israéliens. C’est ce qu’a annoncé mercredi sa rectrice, Petra De Sutter, à l'issue d'une réunion du conseil d'administration. Cette dernière n'avait pas pu se tenir vendredi dernier en raison de l'occupation du bâtiment par des militants pro-palestiniens.
L'Université de Gand accélère son retrait de cinq projets incluant des partenaires israéliens
"Nous allons entamer immédiatement la sortie des cinq projets", a déclaré Petra De Sutter. Les manifestants pro-palestiniens exigent la fin immédiate de toutes les collaborations existantes avec les entreprises et institutions israéliennes, qu'aucun nouvel accord ne soit conclu et l'engagement de l'Université à exclure Israël du programme de recherche européen Horizon Europe à partir de 2028.
L'université gantoise avait déjà annoncé en 2024 se retirer des projets Horizon, mais le temps mis à concrétiser ces annonces a nourri certaines critiques. Selon la rectrice, il s'agit des cinq derniers grands projets Horizon conduits avec des partenaires israéliens. Trois autres collaborations sont par ailleurs arrivées à leur terme avant que la procédure de sortie ne puisse être menée à bien.
Pour quitter ces cinq projets en question, l'Université veut recourir à la même méthode que celle empruntée pour sortir du projet de recherche européen Osteonet. Selon Petra De Sutter, ce dossier a prouvé qu'il était possible de se retirer sans dénoncer unilatéralement des contrats et sans risquer de devoir payer de lourdes indemnités.
La rectrice (photo) a toutefois reconnu que cette politique avait des conséquences pour l'UGent, qui a vu s'éloigner plusieurs partenaires de recherche internationaux. "Nous avons déjà perdu de nombreux partenariats", déplore-t-elle. Elle évoque notamment la diminution du nombre de projets de recherche, la baisse des financements alloués à la recherche et la baisse du nombre de doctorats.
L'université gantoise souligne en outre ne pas cesser toute collaboration avec des institutions israéliennes. L'UGent entretient encore notamment cinq collaborations avec des partenaires qui, selon l'alma mater, ne sont pas impliqués dans des violations graves des droits humains.
