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Il y a moins de budget prévu pour l’achat d’œuvres d’art pour les musées d’Anvers, comme par exemple le MAS (Museum aan de Stroom).

Les musées d’Anvers voient leur budget d’achat d’œuvres d’art amputé de plusieurs millions d’euros

Les musées d’Anvers disposeront de plusieurs millions d’euros en moins pour l’acquisition d’œuvres d’art dans les prochaines années. C’est ce qui ressort de chiffres demandés par le parti d’opposition Groen auprès de la ville. Le budget consacré à ces acquisitions passe de 850.000 euros par an à 478.000 euros par an. "Les chiffres sont douloureusement clairs", a déclaré la conseillère communale Meyrem Almaci (Groen). Toutefois, selon l’échevine de la culture Lien Van de Kelder (Vooruit), il n’y aura pas moins d’achats d’œuvres d’art dans les années à venir.

Eric Steffens
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Les budgets destinés aux acquisitions artistiques à Anvers diminuent fortement durant cette législature par rapport à la précédente. C’est ce qu’affirme le parti d’opposition Groen au conseil communal après des questions adressées à l’échevine compétente Lien Van de Kelder (Vooruit).

Les économies évoquées par Groen concernent surtout l’extension des collections artistiques de la ville, l’achat d’ouvrages dans le domaine du livre et de la littérature, ainsi que la réalisation du programme "Art dans la Ville". Ce dernier concerne la collection d’art public dans l’espace urbain.

Un coup dur pour les musées anversois

"Sur la période 2020-2025, les budgets pour ces trois volets s’élevaient à 7,375 millions d’euros", explique Meyrem Almaci. "Pour la législature en cours, ils tombent à 3,91 millions d’euros. Le coup le plus dur touche les musées municipaux : leur budget passe de 5,1 millions à 2,86 millions d’euros."

Cela représente donc une baisse annuelle de 850.000 euros à 478.000 euros. La conseillère de l’opposition s’interroge sur la capacité d’Anvers à rester compétitive face à d’autres grandes villes, en Belgique et à l’étranger. « Quand on va à Londres, on veut visiter les musées pour voir des œuvres exceptionnelles. Les touristes viendront peut-être moins à Anvers à l’avenir s’il n’y a pas de budget pour des œuvres uniques", estime-t-elle.

"La baisse des budgets a un impact direct sur le maintien d’une collection", poursuit Meyrem Almaci. "Cette approche à courte vue se retournera contre nous, à court terme pour les dossiers en cours comme à long terme pour la qualité de nos musées et le rayonnement de notre ville. Les chiffres sont douloureusement clairs."

Des budgets flexibles

Groen appelle le collège communal et l’échevine de la Culture Lien Van de Kelder à rétablir d’urgence les budgets. "Les achats d’œuvres ne sont pas prévisibles », répond cette dernière. « Ils nécessitent donc de la flexibilité : en gérant stratégiquement les moyens, nous pouvons saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent."

La Rubenshuis a récemment tenté d’acquérir 12 portraits lors d’une vente aux enchères. "Une opportunité que nous ne pouvions pas laisser passer", explique l’échevine. "Pour pouvoir réagir à ce type d’occasions, nous réorientons les budgets là où ils sont nécessaires, y compris entre lignes budgétaires. Cette politique d’achat flexible ne signifie jamais moins d’art ni moins de qualité."

Lors de la législature précédente, 85 % des budgets prévus ont effectivement été dépensés. "Ces chiffres montrent que l’utilisation des budgets d’acquisition peut fortement varier d’une année à l’autre", indique Lien Van de Kelder. "Il n’y aura pas moins d’achats d’art dans les années à venir. Il ne s’agit pas d’une économie budgétaire."

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