La Flandre et la Commission européenne vont allouer cette année jusqu'à 3 millions d'euros pour soutenir les pêcheurs dont les revenus enregistrent une baisse importante. La hausse des coûts de l'énergie et les tensions liées au conflit au Moyen-Orient mettent le secteur à rude épreuve.
La Flandre et l'Europe débloquent jusqu'à 3 millions d'euros pour les pêcheurs qui voient fondre leurs revenus
Les pêcheurs sont actuellement confrontés à des coûts nettement plus élevés, tandis que leurs revenus restent incertains. Le poisson est vendu aux enchères, ce qui signifie que les pêcheurs n'ont aucun contrôle sur le prix de leurs prises. De ce fait, certains prennent la mer avec un bénéfice minimal, voire même à perte.
Afin d'éviter que les pêcheurs ne soient contraints de cesser leur activité, le gouvernement flamand et la Commission européenne ont décidé de libérer des fonds pour soutenir le secteur. Ce dispositif temporaire s'applique à la pêche côtière et à celle en haute mer. Les pêcheurs dont les revenus diminuent de plus d'un tiers sont éligibles pour cette aide. Le montant qu'ils reçoivent dépend de l'ampleur de la baisse de leurs revenus.
"Grâce à ce soutien, nous garantissons la continuité de la navigation et l'approvisionnement par nos pêcheurs en poisson frais", souligne Hilde Crevits, ministre flamande de la Pêche. Ces 3 millions d'euros proviennent de crédits européens et flamands déjà destinés au secteur de la pêche.
"Voulons-nous être le seul pays de mer du Nord sans pêche ?"
"Notre secteur de la pêche est au cœur de la tempête", explique Emiel Brouckaert de la BFPO, l'ancienne association des armateurs. "Grâce à ce soutien flamand et européen, nous maintenons l'approvisionnement en poisson frais pour les consommateurs ainsi que l'emploi, et nous ne sommes pas désavantagés par rapport aux pêcheurs des autres pays européens."
Emiel Brouckaert reconnaît qu'il s'agit d'une mesure temporaire, mais il espère un retour à la situation normale. "La hausse des coûts et l'impact sur les revenus dus à la guerre au Moyen-Orient devraient s'atténuer dès qu'un accord sera trouvé ou que la situation sera apaisée."
Interrogé sur la viabilité du secteur sans soutien, Emiel Brouckaert répond : "Voulons-nous vraiment être le seul pays de la mer du Nord à ne pas disposer de sa propre pêche ? Nos pays voisins apportent également leur soutien au secteur. L’importation n’est pas toujours la meilleure solution".
Réduire la consommation d'énergie
Outre le soutien financier, la ministre flamande de la Pêche Hilde Crevits souhaite également encourager le secteur à réaliser des économies d’énergie supplémentaires. La flotte s’y emploie depuis un certain temps, mais ces efforts sont désormais encore davantage stimulés.
Cette mesure de soutien est temporaire. Sa durée dépendra notamment de l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient.

