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Des chercheurs de la KU Leuven analysent l'ADN de squelettes millénaires du Musée de Tirlemont

Au musée Het Toreke de Tirlemont (Brabant flamand), des squelettes vieux de plus de mille ans ont été réexaminés ce mercredi. Grâce à une technique d'analyse ADN de pointe, appliquée par des chercheurs de l’Université de Louvain (KU Leuven), il est désormais possible de retracer l'ascendance des populations de cette époque. Les squelettes gallo-romains et mérovingiens analysés proviennent du plus grand cimetière romain du Benelux, situé à Tirlemont.

Anne François Belga
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L'équipe a prélevé des échantillons sur des restes bien conservés issus du musée gallo-romain de Tirlemont, afin de mieux comprendre l'origine, la mobilité et les liens familiaux de la population de l'époque.

Le cimetière gallo-romain, qui compte près de 1.400 tombes, offre un aperçu de la vie et de la mort des habitants de la cité romaine. Des recherches antérieures avaient déjà montré que ce site avait été utilisé dès la fondation de Tirlemont et qu'il avait joué un rôle central pendant près de trois siècles. Inhumations et crémations y coexistaient, souvent accompagnées de riches offrandes funéraires, ce qui témoigne d'une forte symbolique autour de la mort.

Des analyses antérieures menées par des chercheurs de l’Université Libre de Bruxelles (VUB) sur 147 squelettes avaient révélé que la plupart des habitants étaient locaux, avec quelques exceptions lors de périodes d'activité accrue. Leur régime alimentaire semblait influencé par la consommation de sel, l'utilisation des terres et l'importation de denrées alimentaires.

Le Musée Het Toreke de Tirlemont possède des squelettes millénaires gallo-romains.

Technique améliorée

Grâce à cette nouvelle étude ADN, les scientifiques entendent répondre à des questions essentielles sur l'identité et les liens de parenté entre les habitants de la ville romaine de Tirlemont. L'analyse génétique devrait permettre de retracer les schémas migratoires, les relations familiales et la composition de la population.

Selon les chercheurs, l'analyse de l'ADN permet d'aller au-delà des découvertes archéologiques classiques et de reconstituer également les relations biologiques ainsi que la mobilité au sein d'une communauté.

La combinaison avec les analyses isotopiques précédentes doit ainsi offrir une vision plus complète de la vie quotidienne et de l'origine des habitants de la Tirlemont antique.

Des chercheurs de la KU Leuven avaient déjà analysé l'ADN de squelettes de Saint-Trond (Limbourg).

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