Dès ce vendredi, les détenus pourront être soumis à un test obligatoire de dépistage de drogues. La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, souhaite ainsi lutter contre le problème persistant de la consommation de drogue en prison. Par ailleurs, de nouveaux tarifs entrent en vigueur dans les musées fédéraux. Et puis l'accord de libre-échange Mercosur entre provisoirement en vigueur ce 1er mai. Un aperçu des changements de ce nouveau mois.
Les détenus des prisons et des maisons de détention pourront être soumis à des tests de dépistage de drogues obligatoires à partir de ce 1er mai. La contrainte physique est exclue, mais un refus sera assimilé à un résultat positif.
La ministre de la Justice Annelies Verlinden indique que la consommation et le trafic de drogues sont des problèmes persistants dans les prisons. Ils nuisent à la cohabitation des détenus, mettent en danger la sécurité des agents pénitentiaires et sont à l'origine d'agressions. L'intensification de la lutte contre la drogue en détention doit donc améliorer la sécurité, la santé et les chances de réinsertion des détenus.
Une base juridique est désormais prévue pour la réalisation de tests de dépistage de drogues. Ils peuvent être effectués de manière ciblée sur la base d'indices individuels, ou de manière aléatoire afin de "créer un effet dissuasif". Ils sont réalisés à partir d'échantillons de salive ou d'urine.
En cas de test positif, le détenu est orienté vers les services médicaux et psychosociaux pour recevoir les soins urgents nécessaires et suivre un programme de traitement. Il fera l'objet d'un nouveau test plus tard. Une sanction peut également être infligée dans certains cas, pour une fraude ou un refus par exemple.
La ministre souhaite étendre la portée de la mesure aux maisons de transition, où les détenus purgent la dernière phase de leur peine.
Hausse des prix d'entrée dans les musées fédéraux
Si vous souhaitez visiter un musée fédéral prochainement, il est conseillé de vérifier les prix d'entrée à l'avance. De nombreux musées augmentent en effet sensiblement leurs tarifs ce 1er mai, date à laquelle ils sont autorisés à fixer leurs prix librement. Jusqu'à présent, toute modification tarifaire devait être réglementée par un arrêté ministériel, une procédure lourde et peu adaptée à la réalité des musées, estime la ministre de la Politique scientifique, Vanessa Matz.
Les nouvelles règles s'appliquent au Planétarium de l'Observatoire royal, aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, à la Bibliothèque royale de Belgique, aux Musées royaux d'Art et d'Histoire, au Musée des Instruments de Musique (MIM), à la Porte de Hal (photo) et au Musée royal de l'Afrique centrale.
Quant aux tarifs préférentiels, ils devraient être simplifiés à partir du mois de mai. Pendant longtemps, les règles d'entrée gratuite et de réduction de prix ont varié selon le public cible ou les musées. "Nous mettons fin aux discriminations injustifiées et réaffirmons un principe simple : chacun doit avoir accès à notre patrimoine dans les mêmes conditions", a annoncé Vanessa Matz en début de mois.
Concrètement, à compter du 1er mai, l’entrée sera gratuite dans tous les musées fédéraux pour les enfants de moins de 3 ans, les personnes en situation de handicap et leurs accompagnateurs, les enseignants et les journalistes. De plus, les jeunes de moins de 25 ans bénéficieront d’une réduction de 60 %. Les personnes de plus de 65 ans bénéficieront d’une réduction de 25 %, et les demandeurs d’emploi ainsi que les personnes bénéficiant de prestations sociales majorées bénéficieront également d’une réduction de 60 %.
En plus des réductions, l’entrée aux musées (à l’exception du Planétarium) est gratuite pour tous les visiteurs le premier mercredi de chaque mois à partir de 13 h.
L'accord UE-Mercosur entre provisoirement en application
L'accord de libre échange commercial entre l'Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) s'applique à titre provisoire à partir du 1er mai, sur la base d'une décision du Conseil de l'UE (États membres), sur laquelle la Belgique s'était abstenue en raison, notamment, de l'opposition de la Wallonie.
Négocié durant près de 25 ans, l’accord UE-Mercosur prévoit la création d'une large zone de libre-échange qui comprend plus de 700 millions de consommateurs. Cet accord doit permettre l'exportation de plus de voitures, machines, vins et spiritueux européens vers l'Amérique du Sud tout en facilitant l'entrée en Europe de certains quotas de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja venus des pays du Mercosur.
L'accord doit encore être voté par le Parlement européen, qui a demandé fin janvier à la Cour de justice de l'UE de vérifier sa conformité avec les traités européens. Cette procédure devrait prendre plusieurs mois.
L'application provisoire de l'accord commercial intérimaire signifie la suppression ou la réduction drastique de droits de douane sur plusieurs produits à partir de ce 1er mai. Le marché européen s'ouvrira davantage aux produits alimentaires sud-américains, mais sous conditions de quotas. L'UE se réserve par ailleurs le droit de suspendre temporairement ces tarifs préférentiels pour les importations sud-américaines si celles-ci perturbent le marché intérieur et mettent la pression sur les agriculteurs locaux - un garde-fou jugé insuffisant par ces derniers (photo).
