D’après de nouvelles estimations publiées en amont du sommet de l’Otan qui aura lieu les 7 et 8 juillet à Ankara et qui tiennent compte pour la première fois des dépenses liées à la "résilience", que le quotidien De Morgen a pu consulter, la Belgique dépense actuellement 3,44% de son produit intérieur brut (PIB) pour la défense.
La Belgique dépense plus de 3% de son PIB pour la défense et la résilience
Sous la pression du président américain Donald Trump, les alliés au sein de l'Otan ont convenu en 2025 de relever le seuil de dépense en défense. D'ici 2035, les membres devront y consacrer au moins 5% de leur PIB. Toutefois, au moins 1,5% peuvent être consacré à la "résilience" au sens large.
D’après de nouveaux calculs, les dépenses classiques pour l'armée belge sont de l'ordre de 2,01%, et celles pour la résilience de 1,43% du produit intérieur brut, rapporte le quotidien flamand. Il s'agit des coûts pour la cybersécurité, le contre-terrorisme et l'infrastructure, comme notamment les chemins de fer.
Le gouvernement fédéral a décidé d'allouer annuellement environ 4 milliards d'euros supplémentaires à l'armée. Dans la coalition, ce sont les partis de la Vooruit, du CD&V et Les Engagés qui sont les plus réticents à ce réarmement, mais ils reconnaissent que la Belgique, en tant que siège de l'Otan et du centre de commandement Shape, ne peut pas être à la traine au sein de l'alliance.
Concernant les dépenses liées à la résilience, le gouvernement a opté pour une méthode de calcul prudente, selon certaines sources. Il semble néanmoins peu probable que l'Otan rejette une partie de la comptabilité militaire belge. "Comme prévu, nous n'avons pas besoin de fournir d'efforts supplémentaires pour cette nouvelle catégorie. Nous en faisons déjà assez pour atteindre immédiatement 1,5%", indiquaient des sources proches du gouvernement au quotidien De Morgen.
