D’ici peu, le campus universitaire Kulak de Courtrai (Flandre occidentale) chauffera une partie de ses bâtiments grâce à la chaleur résiduelle du crématorium voisin. Un nouveau réseau de chaleur est en construction à cet effet, les travaux débutant le 4 mai. La chaleur dégagée lors des crémations sera acheminée jusqu'au campus par une canalisation souterraine de 850 mètres.
Le campus Kulak à Courtrai chauffe ses bâtiments avec la chaleur résiduelle du crématorium voisin, une première en Belgique
"Le fonctionnement du crématorium requiert des températures très élevées", explique la vice-rectrice Evelyne Terryn. "Actuellement, cette chaleur se dissipe dans la nature. L'objectif est de capter cette chaleur résiduelle et d'utiliser un échangeur de chaleur pour chauffer de l'eau en circuit fermé. Cette eau chaude sera ensuite distribuée sur notre campus via un réseau de canalisations. Nous pourrons ainsi utiliser la chaleur pour chauffer nos bâtiments."
"L'idée vient du crématorium Uitzicht lui-même", précisait Evelyne Terryn. "Ses gestionnaires considèrent qu'il est de leur responsabilité sociale de ne pas gaspiller leur chaleur résiduelle. C'est pourquoi ils nous ont contactés. Ce système existe déjà dans d'autres pays, mais c'est la première fois en Belgique qu'un crématorium installe un réseau de chaleur pour chauffer les bâtiments voisins."
Réduction de la consommation d'énergie
"Le campus Kulak fait partie de la KU Leuven et nous attachons une grande importance à la réduction de notre empreinte écologique. Ces dernières années, nous avons déjà pris des mesures importantes pour réduire les émissions de nos bâtiments. Ce projet nous permet de réduire d'un quart la consommation d'énergie pour le chauffage sur notre site courtraisien."
Le projet coûte environ 800.000 euros et est cofinancé par le gouvernement flamand. Le réseau de chaleur devrait être opérationnel dès l'hiver prochain. D'ici 2050, le campus de Kulak ambitionne d'atteindre la neutralité carbone.
