L’Université Libre néerlandophone de Bruxelles Vrije Universiteit Brussel (VUB) doit réaliser au total 14 millions d'euros d'économies sur les frais de personnel et de fonctionnement. A l'issue de négociations avec la ministre flamande de l'Enseignement, Zuhal Demir, l'université a obtenu de pouvoir étaler ces économies sur cinq ans. C'est ce qu'a indiqué la porte-parole de la VUB, Tineke Sonck.
La VUB pourra étaler 14 millions d'euros d'économies sur 5 ans pour éviter des licenciements secs
Le gouvernement flamand et la ministre de l'Enseignement ont décidé de réaliser des économies dans l'enseignement supérieur. La VUB est particulièrement touchée en raison de sa position spécifique dans le paysage éducatif. Les subsides bruxellois, qui profitaient principalement à la Vrije Universiteit Brussel, sont ainsi supprimés. D'autres mesures prises par Zuhal Demir touchent également l'université de manière disproportionnée, estime l’institution.
La VUB devait réaliser au total plus de 24,4 millions d'euros d'économies en raison des mesures prises par le gouvernement flamand concernant l'enseignement supérieur. Parmi celles-ci figurent 14 millions d'euros liés à des économies sur les frais de personnel et 10 millions d’euros sur les frais de fonctionnement. Le gouvernement flamand s'attendait initialement à ce que la VUB ait déjà pu réaliser ces économies en 2026.
Mais après des négociations entre l'université et le cabinet Demir, il a été convenu d'étaler les économies concernant les frais de personnel sur une période de cinq ans. "L'impact sur le personnel sera ainsi beaucoup moins brutal", précisait Tineke Sonck, soulignant qu'"il est ainsi possible de procéder à une réduction progressive des effectifs."
Dans la perspective de mener à bien cette réduction des effectifs et de "limiter autant que possible l'impact humain", l'université bruxelloise entend surtout ne plus remplacer les départs naturels ni les collaborateurs sous contrat temporaire. L'université mettra également en place une politique plus stricte en matière de recrutement, indique la VUB. Il pourrait s'agir d'un gel total des recrutements, à l'exception des recrutements pour des fonctions clés au sein de l'université.
L'Université Libre de Bruxelles souhaite, par ailleurs, encourager les départs volontaires en mettant en place un cadre réglementaire permettant aux personnes de quitter l'institution dans des conditions favorables. La VUB cherchera également à réaliser des gains d'efficacité, par exemple en fusionnant des services et en réorganisant certaines activités. Dans ce contexte, l'université entend continuer à miser sur la concertation et la réorientation avec et par le personnel.
